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25.09.2007
Un bon Marceau de poilade
Précieux lecteur cher à mon coeur, respectée lecteuse aux chaussures affreuses,
Le père des filles de la femme du président qui envoie son épouse libérer les infirmières moldo-croates ou un truc comme ça dans des pays terroristes au péril de son absence de statut sa vie n'est même pas tiède depuis une petite semaine que paf ! L'on m'apprend sans ménagement que Marcel Marceau est décédé.
Toi, tu t'en fous, lecteur, toi tu t'en moques comme de tes premiers soldes, lecteuse, mais pour le nécrologue-décèdophile que je suis, ça fait travailler plus pour toujours pas un rond.
MJDCJDR…
Marcel a eu une vie bien remplie. D'abord, tout petit, ses parents sourds, muets -et un peu cons aussi-, ne comprenaient jamais rien des récits d'école qu'il leur faisait. C'est pour leur expliquer que le Grand Gégé lui avait encore piqué son goûter que Marcel se mit à leur mimer son désespoir :

On constate sur ce document d'époque que Marcel y met tout son cœur.
Le problème, quand tu mimes aussi fort, c'est qu'un sourd, ça lui casse les oreilles !
En outre, son père, sourd, muet, irascible -et un peu con, ça se confirme- interprète ce geste comme une mauvaise imitation d'André Lamy imitant le noir (ou de Sébastien Chabal imitant Nicole Richie, les historiens ne s'accordent pas sur ce point) et le vire de la maison familiale.
Marcel est profondément meurtri de ce sort qui lui colle à la peau, un peu comme la réussite à Berluskozy, mais en vrai (1). Il en conçoit une certaine amertume et un dédoublement de la personnalité.
Quand il est homme, il ne dit rien. Comme un homme, quoi.
Quand il est femme (il se grime beaucoup), il se fait appeler Sophie, réalise un excellentissime gratin de côtes de porc-béchamel à la tunisienne, ce qui n'a aucun intérêt désormais, et parle souvent pour dire n'importe quoi. Comme une meuf, quoi.
La dernière fois où il parle en public est encore dans toutes les mémoires. C'était lors de la remise des prix à Cannes, en 1999.
Pour l'occasion, Marcel/Sophie déclare :
"… et j’voulais vous parler, j’voulais vous parler de… de… de ch…, j’voulais vous parler d’aut’ chose que de cinéma, parce qu’il y a d’aut’ choses d’important que le cinéma et puis, et puis j’ai passé une journée avec des enfants (sifflets) gravement malades et je peux vous dire (sifflets) que le cinéma est une chose qui compte dans le monde, plutôt que de faire la guerre, on fait du cinéma et je vous dis que ça fait rêver les gens, et ça leur donne un… un but, un projet, euh… à court terme et quelque chose qui reste pour toujours, euh…" avant de conclure "Oh, et puis sapristi couille à merde, tiens, je vais épouser Christophe Lambert, on va faire une boum pour l'occasion et, euh… au moins, lui, il sait mimer Cheetah qui vote pour Douste-Blazy, euh… et on va bien se marrer. Salut !"
A compter de ce jour, il jure que sa vie ne sera plus que silence ou expression corporelle.
A tous ceux qui parient qu'on l'entendra encore, Marcel fait la même réponse :

Et jusqu'à la fin, il a tenu parole.
Ou au contraire.
Enfin bref, tu comprends, quoi !
Il est resté muet. Comme une carpe. Jour après jour. Une carpe diem, en quelque sorte.
Eh ! Tu sais quoi, Marcel ? En ton hommage, on va faire une minute de bruit.
Humeur du jour : j'en suis venu à déclarer à mon assureur qu'il ne servait vraiment à rien et que "la seule assurance que j'avais avec [eux], c'était celle de leur incompétence !" C'est Assur'online. Si tu espère un remboursement un jour, ou même une quelconque compétence, n'hésite pas à aller chez les autres. Assur'online, c'est vraiment de la merde.
Zik : Baby Shambles - Down In Albion
Conclusion : Jah Love en silence. Shhhhhtttt !
Le top commentaire de la note précédente est attribué à Aurélia (2) pour son :
"J'adore appeler mon prochain "camarade" et aller croquer des merguez ensuite.
(Nan, c'est pas ce que tu crois. Au PC la merguez c'est pas sexuel, c'est culturel limite traditionnel)"
Elle gagne son poids en merguez 2.0 (des merguez qui font WAP, c'est hyper-pratique)
(1) Moi aussi je sens confusément que cette phrase pourrait avoir un sens si seulement les mots employés lui en conféraient un. De sens.
(2) Rien à voir avec le fait qu'elle me prépare une interview aux petits oignons qui déchire sa mère, un truc encore plus funky que la lettre de Guy Môquet, elle a promis.
13:50 Publié dans Chic ! Un mort ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : jah love, nicmo, marcel, marceau, sophie, jouer au tennis avec un bonze, assur'online c'est de la merde
17.09.2007
C'est l'hallu*
*Teuh Finaleuh !
Précieux lecteur cher à mon cœur, communiste lecteuse à la destinée lumineuse,
Je te préviens, ça va être une note de fille, avec de la mode, de la fringue, et même du cul-inaire et tout !
Ca fait un moment que tu me connais (ou pas) et donc tu sais que chez moi, il y a quelques fondamentaux.
Par exemple, le samedi, c'est jour de shopping.
Donc samedi dernier, j'ai pris mes enfants sous le bras (c'est une image, hein, je ne l'ai pas fait pour de vrai parce que sinon, après, j'ai les dessous de bras qui sentent l'enfant et je déteste ça) et je suis allé faire... les la boutiques.

Nous en sommes ressortis avec un magnifique ti-cheurte pour Maritxu et un sac avec la tête d'un gars avec un béret… je crois qu'il joue au rugby pour l'équipe de Cuba, ou un truc comme ça.
Ensuite, on a pas mal tourné en rond, parce qu'on cherchait le stand Krazuckisme et Béchamel Prolétarienne, mais on ne l'a pas trouvé.
Du coup, on s'est rabattu sur ce qu'on pouvait, pour survivre.
De quoi manger.

Et de quoi boire.

Mais la vérité, c'est que c'était blindé partout.
Y'avait une bande de potes qui avait investi la place… ils se connaisaient tous, s'appelaient "camarades"… sauf ceux qui appelaient les autres "snfrtfltklnf dkqjfine afqdsijfqsdgu qdnfqibaâne" mais ceux là, ont les repérait facilement puisqu'ils étaient rougeauds, parfois accompagnés d'une odeur de vomi et capables de s'endormir alors que la sono délivrait gaillardement ses 125 décibels, à 17 heures de l'après-midi.
Mais... eux aussi étaient venus en force (1)

Je te propose un petit jeu : mais où est Charlie ?
En revanche, ce que je n'ai pas compris, c'est que les gars, ils parlaient tous d'une compétition Internationale, et on en serait à la lutte finale, alors que pour ça, si tu veux mon avis (si tu ne le veux pas, tu peux aller là), il faudra d'abord se faire les All Blacks en quart ou en demi…
Enfin bon, l'ambiance était au partage, à la convivialité, et aux différents moyens d'améliorer la vie de son prochain et aussi la nôtre.
Et tu sais quoi ?
J'ai trouvé un truc.
Pas révolutionnaire, à proprement parler, mais diablement efficace pour décontracter nos contemporains.

feraient mieux de se donner les moyens de changer le monde, les gars
(et les filles, j'espère !)
Humeur du jour : pour cause de rendez-vous, je repasse et mets une chemise ce matin. Amaya me voit arriver et me fait : "T'es mosseu-papa !". Moi : "Pardon ?" Elle : "T'es mosseu-papa !". Voilà. A donner : fille de trois ans qui fait preuve d'une certaine franchise et qui ressemble à Pocahontas. Bercée toute son enfance au son de l'Internationale –véridique, comme tous les enfants que j'ai dû endormir- Laisser message après le bip visuel.
Zik : on a vu Luke et avant, Origine Contrôlée (ex-Zebda Mouss et Hakim qui ont mis le feu avec un répertoire 100% algérien, versions au goût du jour. Fa-bu-leux !)
Conclusion : Jah Love sera le genre humain
Commentaire gagnant de la note précédente :
Bravo à Miette de Savane pour : "Tu penses être obligé également de leur faire le coup de la lettre de Guy Mocquet ?"
Mimitte, pour cette impertinence, tu copieras la lettre sans foie (ni l'oie).
(1) Ca m'a permis de faire une petite leçon à Maritxu et Achille sur les divers degrés de l'imprégnation alcoolique, du statut pompette à la murgeasse-hépathivore. Ils ont été très intéressés.
21:40 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : lutte finale, internationale, communiste, prolétariat, proletarien, fete, humanite
14.09.2007
En saignant
Précieux lecteur cher à mon coeur, chaussée lecteuse pas toujours blogueuse,
Comme je le disais en conclusion d’une note récente et courte (ce qui avait provoqué UNE SEULE interrogation, merci Mimitte, toi, au moins, tu me lis), je vais bientôt faire partie du corps des privilégiés de la République : je vais enseigner.Ben vi, y’a pas de raison que les autres profitent :
- d’horaires à la cool,
- de vacances à rallonge,
- de l’opportunité de porter des sandales au boulot (Ah, non, on me fait signe que pour ça, il faut enseigner la physique, la chimie ou les sciences naturelles… tant pis pour les sandales ! Je me tourne vers Dame Morue…? Elle confirme !)
- et surtout, SURTOUT, d’un job RE-VA-LO-RI-SE !
… tandis qu'actuellement, je suis le seul à travailler plus pour me lever tôt !(1)
Bon, toute personne normalement constituée ayant déjà fréquenté des établissements "normaux" (ex. : Notre Dame de la Contraception à Nouilly, Saint Joseph de la Vierge Turgescente à Passing ou le Lycée Privé Catholique du Mont de Venus de St Gremlin en Laye…) comme l’ont fait nos dirigeants réformateurs, aura pu constater que la difficulté d’enseigner relatée par les syndicats maoïstes régnant sur l’Education Nationale n’est rien que propagande stalino-jospiniste et compagnie…
Toutefois, dans le 12ème arrondissement de Paris, NicMo, amenant ses enfants à l’école laïque et gratuite a été obligé de constater que compte tenu du bruit, et des conditions d’enseignement (2), on peut sans peine imaginer que les journées sont… comment dire…
Epuisantes ?
Ereintantes ?
Exténuantes ?
Harassantes ?
Crevantes ?... et que donc, le stock de vacances n’est que légitime.
Avoir un plombier fatigué, c’est pas très grave, mais un enseignant qui déconnerait plein tubes par manque de récupération et aprandré l’ortograf texto à mé zenfan, sa me feré chié.
Lol. MDR. ;-)
Mais bon, c’est le 12ème, hein, c’est pas représentatif… je sais bien, maintenant, que tous les autres SONT des salauds de profiteurs, ils l'ont dit dans Jean-Pierre Pernod alors...
Et donc, je me suis dit : je vais en croquer moi aussi.
Faut croire que je m’y suis pas super bien pris, parce que je vais avoir le statut de "vacataire" : soit, en gros, le gars qui vient, qui fait son cours, et qui se casse.
MAIS, là où je me suis super bien débrouillé, c’est que je vais transmettre mon savoir à des étudiants de 4ème année d’école de commerce.
Donc à des filles qui ont les seins tout durs et dont je pourrai flatter la croupe enduite de béchamel sans craindre les foudres de quelque procureur coincé du tobozo, ce qui est tout de même singulier pour un gars qui va au taff en robe, mais bon... jeunes gens intéressés par leur avenir et qui comptent sur moi pour le colorier en rose.
Et là, lecteur, lecteuse, je sens poindre une interrogation légitime : tu te demandes quelle peut être la matière relatée…
Je ne vais pas faire de mystère : c’est de marketing viral qu’il s’agit.
J’en entends déjà là-bas, au fond, certains qui disent : "le marketing viral ? Ca s’attrape comment, et comment on peut se protéger, M’sieur ?"
Le marketing viral, c’est une approche marketing qui fait passer de ça :

A de ça :
Soit, en une phrase tellement synthétique que c'est du génie pur (va falloir le diluer, c'est un peu fort, comme génie, je crois) :
comment faire de ton consommateur, l'ambassadeur de ta marque, celui qui va porter/transmettre ton message ?

Je sais.
Comme ça, ça a l’air simple, mais je vais devoir tenir une semaine.
Y’a encore des places au premier rang… Ca te tente ?
Humeur du jour : je ne suis pas peu fier d'avoir annoncé le décès de Jacques Martin en avant-première (c'était là). En revanche, pour celui de Super Nana, je crois que je suis à la bourre. Sorry.
Zik : Teki Latex - Les Matins de Paris (il parodie les années 80 à merveille) et tout le plateau du samedi de la Fête de l'Humanité où j'emmènerai mes enfants pour en faire de petits communistes
Conclusion : j'enseignerai le Jah Love.
Pour la note précédente, le commentaire gagnant est :
(T'as vu ? Nouvelle rubrique ! Mais impossible de savoir où j'ai piqué l'idée...
dans un blag de filles... mais lequel ?) :
Antoinette Saucisse : "je ne me sens pas concernée.. mon patronyme est parfait..."
(1) je crois que je suis tellement viscéralement de gauche que je n’y comprends rien, à leur slogan de droite, là…
(2) et si en plus, vous ajoutez l'odeur, vous comprenez que l'enseignant français, y devient fou !
19:25 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : nicmo, enseignant, en saignant, etudiant, etudiante, ecole de commerce, depecer un chaton
11.09.2007
Les noms, c'est du problème !
Précieux lecteur cher à mon cœur, drôle de lecteuse irritée des muqueuses,
Pour une fois, il va falloir que je laisse tomber l’anonymat qui règne généralement sur ce blag, mais si je ne le fais pas, la démonstration aura autant de saveur qu'une béchamel sans sel, mangée tiède par une après-midi pluvieuse de novembre en compagnie de Jean-Marie Cavada.
Il va sans dire que (1).
Y’a quand même des gens qui n’ont pas de bol avec leur nom, parfois par hasard, parfois par mégarde parfois par malice des parents.
Examinons le cas numéro 1 : mon pote Ludo m’a rapporté qu’il a passé une partie de ses vacances chez les Rault. C’est leur nom de famille. Assez répandu.
Et chez les Rault, il y a de cela deux générations, est né l’oncle de la copine de Ludo. Après mûre réflexion, ses parents ont décidé de le prénommer Denis.
S’appeler Denis Rault, autant pour la drague au téléphone, tu scores aisément, autant en rencontre dans la vie réelle, ça facilite pas forcément les choses avec les gonzesses… surtout si tu veux faire le coup de les inviter au cinéma…
Examinons le cas numéro 2 : dans ma classe, au collège, je cohabitais avec une fille qui avait trois particularités : elle avait un QI indexé sur la taille de son pantalon, soit entre 36 et 44… (pour le Q, ça compte, mais pour le QI, ça ne fait pas grande différence puisque, pour te donner une idée, tu passes d’Eve Angeli à Paris Hilton).
Pour te dire, avec Monami, on a réussi à l’interpeller pendant tout un voyage en train et la question suivante : "quand tu tapes (tapes-tapes-c’est-ta-façon-d’aimer) des mains, est-ce la main droite qui touche la gauche en premier ? Ou la gauche qui touche la droite en premier ?"
Et un voyage de franche poilade, un !
De plus, elle se laissait toucher les nichons donc parfois, je faisais abstraction de son niveau intellectuel pour m’en rapprocher. Physiquement parlant.
Enfin, sa troisième particularité, c’était que, si elle s’appelait de la Fontaine, elle sortait plus de l’étable que de les Fables de son glorieux homonyme.
Et sa mère l’avait prénommée Aude. Malin, non ?
Examinons le cas numéro 3 : rencontré peu après le collège, puisqu'au lycée.
Quand tu t’appelles Cochet et que tu as un fils, t’as quand même le choix des prénoms, non ?
Tu peux, je ne sais pas moi… l’appeler Bernard, Pierre-Ryan ou Jean-Edern, non ?
Alors pourquoi le facétieux Eric a-t’il prénommé son fils Aymeric, hein ?
Pourquoi ?
La réponse est comprise dans la question, ce me semble.
Le cas numéro 4 est un peu différent puisque là, c’est l’administration -toujours au lycée- qui fait sa maligne.
Dans ma classe, en Première, il y avait un Bruno Laurent.
Bon.
Et un Laurent Bruno.
Dans la même classe. On aurait pu les séparer, mais non. Trop simple. Infra-funky (2).
Je n’ai jamais su qui était qui. Et je ne peux m’empêcher de supposer que pour certains profs, ce devait être la même chose.
Pas forcément facile au moment de donner son opinion aux parents ou lors des conseils de classe…
Le cas numéro 5 est encore différent puisqu’il concerne un surnom.
Manman croise un jour une copine connaissance dans le métro. Manman était alors en faculté tandis que la connaissance redoublait sa terminale dans un bahut.
Manman, par politesse, lui demande si ça se passe bien.
Et l’autre lui répond que "Oui, super bien. Je suis dans une classe avec que des gens sympa. L’ambiance est géniale. On a tous des surnoms. Moi, le mien, c’est Pine d’Ours. Je sais pas ce que ça veut dire, mais c’est sympa, tu trouves pas ?…" lui dit-elle dans un sourire agrémenté d'un haussement d'épaule.
On en rigole encore, mais quelques mois plus tard, elle ne parlait plus à personne de sa classe : "Tous des cons !"
C’est pourquoi, je te le dis solennellement, lecteur, lecteuse : pour éviter ces écueils (3), nous n’aurons pas d’enfant.
Humeur du jour : top cool, car je viens de découvrir une liaison directe Kiel-Helsinki. Merci Baltic Ferries. Il ne manque plus qu’un site en anglais et pas exclusivement en néerlandais et ce sera parfait. Faudra aussi qu’on m’explique pourquoi une compagnie qui relie Lübeck (Allemagne) à Helsinki (Finlande) fait son site en néerlandais, hein ? Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont trouvé personne pour le faire en moldave ? Ah, ben merci, tu m’aides bien, là…
Zik : Los Carayos, l’intégrale. De la contrebasse, du banjo, François Hadji-Lazzaro, Manu Chao et son frérot, Schultz (Parabellum), une pincée de Wampas toussa… on est loin de Eme Poteau-ras…
Conclusion : Monsieur et Madame Love ont appelé leur fils Jah. Ils ont bien fait (au départ, ils ont hésité avec Jimmy-Nour...)
(1) t'as vu ? Pour une fois, il va VRAIMENT sans dire... d'ailleurs, du coup, il va pas très bien... (oui, ça a l'air absurde, comme ça, mais c'est complètement logique quand on y pense !)
(2) encore que... la notion de funkytude, chez les Pères Maristes... je ne sais pas si c'est leur principale motivation, d'être funky. Fresh, oui, mais funky, je ne suis pas certain.
(3) pour les clones de Sophie Davant, un écueil n'est pas un petit animal avec la queue en panache et qu'on aperçoit dans les arbres en automne... non, non ! D'ailleurs, pour l'avoir vue au Zapping, je ne comprends pas ceux qui disent que "c'était mieux Davant...". J'ose croire que ce sera mieux après.
23:05 Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : blog, UMP, Sophie Davant, Politique, sarkozy, chais pas moi, bla bla de mec
09.09.2007
C'est qui, lui ?
Précieux lecteur cher à mon cœur, vibrante lecteuse souvent silencieuse,
Je ne résiste pas au plaisir de faire mon crâneur.
Hier, je suis allé au Trocadéro, au Rugby World (en réalité, une grande tente montée -notamment- par Heinekenne-piss avec des écrans plus ou moins géants et de la bière très chère) et j’ai vu le résultat des clichés pris au Studio Harcourt il y a quelques semaines.
Maintenant, la question que le moooooooonde entier va se poser, c’est :
"Mais c’est qui, ce mec, à côté d’Achille, sur la photo ?" (1)

Humeur du jour : le pression monte, j’ai reçu mon contrat pour être prof… faudra que je te raconte !
Zik : un remix de Kriss-Kross ("Jump") qui me fait marrer
Conclusion : va "porter le cuir en terre promise". En rentrant, tu ramène du Jah Love ?
Follow-up : toujours pas de réaction de l’Elysée. Il faut diffuser plus largement la pétition d’hier. Mobilise-toi, que diable !
(1) si vraiment tu viens de Mars -la planète, pas le mois- ou que tu résides en province Régions et que donc tu ne reçois pas la télévision, il s'agit de Fabien Pelous.
11:40 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : pelous, achille, rugby, nicmo, craneur, aspirer un chat, ventoline
08.09.2007
Y'en a marre, c'coup-ci !
Précieux lecteur cher à mon cœur, voilée lecteuse à la peau grumeleuse,
L’équipe de France de Rugby va mal. Certes, les Argentins nous ont fait danser le tango, et quand on n’a pas l’habitude, ça fait un peu tourner la tête…
Mais je ne vais pas hurler avec les loups, car tu verras qu’il existe une solution.
Tellement évidente, facile, efficace… qu’on va avoir l’impression de tricher quand on y aura recours.

Sébastien Chabal n’était pas au top, hier, pour la rencontre.
Pour la Marseillaise, ça, il était prêt ! Mais ensuite… il s'est éteint !
Bon, la préparation de Bernard Laporte a été… comment dire… typique d’un futur membre du gouvernement, puisque le staff a lu aux joueurs la lettre de Guy Môquet (véridique : dans l’après-midi précédant la rencontre).
Deux remarques :
D’abord : de 1917 à 1989, soit pendant 72 ans, la droite a agité l’épouvantail communiste, allant jusqu’à imaginer les chars russes dans Paris au matin du 12 mai 1981. Et maintenant, au moment de mobiliser le sentiment patriotique, on fait quoi ?
On lit une lettre de coco !!!
Enfin bon.
Faut dire que si Louis Berluskozy savait écrire, on aurait pu lire une de ses lettres à lui, mais il passe son temps à faire des tours de scotère place de la Concorde derrière son grand frère Jean, qui lui apprend à montrer la face externe de son majeur après avoir percuté quelque automobile choisie au hasard. Donc, tant pis pour Louis, ça a été Guy Môquet (1).
Je trouve seulement un peu ironique que ce soit en pleine Berluskozie dominante qu’on arrive à ressusciter le "Pack de Varsovie" !

Et aussi, j’ai la vague impression qu’on cherche à mettre Guy Môquet à toutes les sauces :
- avant la rentrée, laborieuse, des classes : Guy Môquet.
- pour vaincre les Pumas argentins : Guy Môquet.
- dans les commissariats, pour confondre les malfrats : Guy Môquet
- pour ne pas rater ta béchamel, je peux te donner LE truc : Guy Môquet.
Ensuite, il ne faut pas être pessimiste. Je te rappelle, cher lecteur, que "LA FRANCE EST DE RETOUR" (et en plus, NicMo est à ses côtés, tu vas voir…). Donc on y mettra les moyens qu’il faut, mais on va la gagner, cette salope de Coupe du Monde. Et pour ça, je demande instamment que soit diffusée au plus grand nombre -dans et hors la blogosphère- la pétition suivante qui sera adressée à l’Elysée :
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Paris, le 08 septembre 2007,
Objet : sauvetage de Patrie
Référence : DTC/Bern/Lap/15-2-France/Ridic
Destinataire : Monsieur le Président de la République Française
Adresse : Palais de l'Elysee, Paris
Monsieur le Président,
Nous, Français de la France qui est de retour, cette France qui se mobilise pour jouir fugacement de la fierté d’être Français pour des raisons sportives et non pour notre domination dans la European Charter Cup, où nous mettons la pâtée aux autre nations grâce à votre délicate férule sur le ministre Hortefoux retrouver le prestige qui n’a cessé d’être le nôtre que lors de la triste parenthèse des socialo-communo-trotsko-pédophiles terroristes qui ont imposé à un patronat exsangue les 35 heures hebdomadaires, y compris au personnel de Marcoussis, souhaitons attirer votre attention sur les piètre performances des 15 joueurs français lors du match d’ouverture de la Coupe du Monde.
Les péones joueurs argentins et leur jeu délétère de tapettes aux abois ont mis à jour des faiblesses qui sont préoccupantes à quelques jours d’affronter des équipes d’un calibre supérieur.
Conscients toutefois que l’exécutif est déjà très présent sur un vaste ensemble de sujets prioritaires (une loi sur la récidive, un footing, une loi sur la récidive, un footing, une loi sur la récidive, un barbecue avec Rachida Dati -ou George Bush… on finit par les confondre), nous ne souhaitons pas ralentir les progrès incroyables que vous faites réaliser au pays.
C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous requérons de votre part un envoi sans tarder de votre Sainte Epouse (que Dieu la nimbe à jamais de sa lumière bienfaisante) afin qu’elle puisse libérer les énergies de nos joueurs comme elle a si bien su si bien le faire avec les soignants bulgares dans un contexte tout aussi désespéré.
S’il le faut, nous n’hésiterons pas à faire pression sur le staff de Marcoussis pour qu’il achète des missiles à votre ami Lagardère (ça pourra toujours servir contre les Blacks si quand nous arriverons en ¼ de finale).
Enfin, nous attirons également votre attention sur les conséquences d’une élimination prématurée de l’équipe de France. Ils seraient alors "victimes des Argentins" ou "victimes des Irlandais"… bref, ils seraient victimes et, à ce titre, vous seriez obligé de les recevoir à l’Elysée.
Or une telle invitation serait incompatible avec la réduction du train de vie de l’état que vous prônez et que vous avez promise : je vous laisse imaginer ce que ça mange, un Pelous et un Betsen et un Ibañez, etc. réunis !
En vous remerciant de votre diligence, nous vous souhaitons, monsieur le président, un quinquennat de footings dans des tenues flashy.
Le GLAPIR - Groupement Libre des Anxieux Patriotes d’Intérêt Rugbystique.
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Maintenant, plus nous serons nombreux à faire circuler cette lettre, plus nous aurons de chances de remporter la Coupe du Monde.
Je compte sur ta mobilisation, lecteur, lecteuse. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour ta patrie !
Humeur du jour : coule, Rahan, comme on dit au pays de Crao, si j'en crois certaines rumeurs
Zik : Steriogram - Walkie-Talkie Man. Bourré de patatoïdes, les stéroïdes de la patate, quoi !
Conclusion : Jah Love est ovale pour rebondir de manière aléatoire
Le conseil du patron : lis la note de l'Arpenteur sur le Rugby, elle est excellente. C'est là
(1) en plus, toutes les lettre de Louis Berluskozy finissent par "Bonne chance mon papa", y compris les cartes postales qu’il a envoyées de Malte, ce qui a irrité Dadou, mais là n’est pas le propos.
14:30 Publié dans Vu à la Tévé | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : berluskozy, nicmo, humour, chronique, XV de France, Puma, cecilia
06.09.2007
Le petit chat est mort...*
*... et on verra dimanche si le Muscat te fait encore chanter !
Précieux lecteur cher à mon cœur, sincère lecteuse enquiquineuse,
NicMo aime les chatons cro meugnons.
Ne serait-ce que parce qu’ils ont permis à la Poutre de Bamako de déployer sans contrainte ses 4 pieds 6 pouces (si vous avez manqué le début... clikici-écéparti)
D’ailleurs, quand on y réfléchit un tant soit peu, c’est quand même un truc normalement réservé à ceux qui aiment UN PEU CRO les chatons, d’avoir un contact entre ses intimités et leurs intérieurs de félin (1).
Bref.
Nous avons eu récemment au bureau -et parfois parmi les commentateurs de ce blag- un stagiaire.
Ou un Bernardo.
Ou un Péone.
Ou un Padaouane.
Comme il venait de province des Régions, il avait son label Rouge il a sous-loué un appartement à la Capitale. Et sa logeuse lui a demandé de prendre soin des chats de la woisine, laquelle était partie en wacances, comme une salopasse de gauchiste qu’a pas encore compris que maintenant, en France, c’est Arbeit pour que tu gagnes plus et que tous les pauvres finissent plus reich !
Note quand même que notre Pada', c’est le gars talentueux : il débarque et paf, direct, on lui demande de toucher la chatte à la voisine.
Padaouane, il a fait les choses bien : il leur filait de l’eau, de l’engrais… il a même voulu, un soir, prendre les chats avec lui parce qu’il pensait qu’au bout d’un moment, ils devaient manquer de sujets de conversation, tous les deux, seuls dans cet appart’ comme des candidats de Secret Story…
Mal lui en a pris puisque les bestioles n’ont pas trop bien vécu de franchir la porte et se sont précipitées pour retourner dans leur Loft où ils mènent une vie, justement sans story.
Où ils mènent… où ils mènent… où ils menaient, devrais-je dire.
Car un jour pas beau du tout, Pada-One a trouvé un des deux chats plus très-très-beaucoup vivant.
Voire mort.
Bon, il a tout de suite pensé au MI6 et la théorie du complot s’est quasi-imposée d’elle-même : les gars, depuis qu’ils ont dégommé Enlaidie-Di (pour tout savoir, clikici-écéparti), ils y ont pris goût et pour ne pas perdre la main, une fois qu’ils ont eu Michel Serrault, Raymond Barre et Jacques Martin, ils se sont mis à pratiquer sur des animaux.
Si j'osais, je leur suggèrerais bien une cible (2)... mais voilà : j'ose pas !
Le souci n’était donc pas de trouver le coupable -de longues heures passées à décortiquer Derrick en passant l’action au ralenti ont fait de lui un expert- mais de prévenir la propriétaire des chats, (well, du chat) laquelle était sans doute dans quelques sovkhoze où l’accès à LA cabine téléphonique doit faire l’objet d’une autorisation préalable et bureaucratique s’inscrivant dans le plan quinquennal.
Ben ouais, chez les gauchiss’, ça fonctionne comme ça.
HEUREUSEMENT qu’on a élu -enfin, surtout toi, hein- über-Luskozy sinon ce serait pareil en France, pénurie de béchamel et compagnie… t’imagines ?
Revenons à nos chatons : 1-0 pour Pas D’Ahouane, et la taulière injoignable.
Que faire ?
Option 1 : la légende.
Le disposer judicieusement dans sa caisse et faire croire qu’il est mort comme Elvis. Si la mise en scène peut permettre de dédramatiser la chose, c’est tout de même trop risqué… la woisine n’aime pas forcément le wockenwoll !! Et puis il faut faire faire sur mesure un costume avec des pierres précieuses brodées… on oublie !
Option 2 : la surprise.
Faire genre : "ah, bon ? c’est pour ça qu’il ne bougeait pas ?"… ça fait pas crédible, pour un cat-sitter… d’autant que les chances ne sont pas négligeables qu’ils se transforme alors en Le Chat Liquide (moins de les phosphates, plus de le respect pour l’environnement)… mais ça fait un peu tache.
Un comble… on oublie !
Option 3 : l’enterrer dans le fond du jardin.
Mais il faut un jardin, ce qui n’est pas le cas. Et dans la jardinière… les bégonias tubéreux risquent de finir par flinguer comme des marguerites au camembert (3). On oublie !

Espèce fugace, apparue -et disparue- lors de l’été 2003
Donc, plein d’astuce et à défaut d’espièglerie qui aurait été, en l’espèce, déplacée, Padawan a mis le chat dans un sac en plastique, le sac en plastique dans un autre sac en plastique, et il l’a rangé verticalement dans le courjaulateur, entre une pizza Findous 4 fromages, une tige anti-hémorroïdes et une boîte de coupelles Nina Hagen/Das. Il a calé le tout avec des blocs-à-glacière bleus et oua-la !
T’façons, soyons logiques : le chat n’est pas réputé pour être un animal chaleureux !
Quant à moi, j’avais prévu de lui demander de garder un peu mes enfants pendant les prochaines vacances… chais pas… j’hésite…
Humeur du jour : glaciale
Musique : Vanilla Ice – Ice, ice, baby
Conclusion : si t’as du Jah Love en trop, tu peux toujours le congeler...
(1) le jeu de mots "félin pour l’autre" te disqualifie immédiatement du Benichoo Contest. Le juge moldave est particulièrement à cheval sur ce point du règlement.
(2) Alors, ça fait pas zizir ? Je parie que t'y étais jamais allé(e) !
(3) L’auteur a bien conscience que personne ne sait vraiment ce que ça pourrait sentir, mais il préfère penser que c’est tant mieux.
17:55 Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : chat, congélateur, mort, chaton, torture, mylene farmer, padawan
04.09.2007
Ca va être chaud et aussi colat*
*Une note garantie 100% sans chaton cro meugnon
Précieux lecteur cher à mon cœur, gauchiste lecteuse à la destinée glorieuse,
Les pré-pré-préparatifs (1) de mon futur voyage en Finlande ont permis à Manman de me rappeler une anecdote que je souhaite te faire partager. A une certaine époque, j’étais étudiant, plutôt fauché, et en Belgique pour un an.Pour être honnête, je vivais mon Auberge Espagnole à moi, dans un kot (2), et tout mon pognon passait dans la bière, car je me mettais une race tous les soirs, avec la communauté Erasmus et grâce à la bourse du même nom.
J’étais à Leuven, en Flandres.
Et à cette occasion, ik heb een beetje Nederlands geleernt.
Avant mon départ, dans un grand élan digne de Carrie Bradshaw devant une paire de shoo Jimmy Shoes -ou l’inverse-, j’avais acquis un Vespa 200.
Pour les dames de Keravel ou d'ailleurs, chez qui on ne se déplace qu’en barque tirée par des bans de dorades domestiques, je précise qu’il s’agit là d’un mode de transport terrestre, en l’espèce un scotère de 200 cm3, merveille de fiabilité et de rusticité.
Comme j’avais plus de temps libre que d’argent disponible, j’avais intelligemment calculé que le voyage avec le susdit scotère me coûterait nettement moins qu’en autobus, sans même parler du train, voire de l’avion, aussi improbable pour moi à l’époque que de voir Berluskozy en partance pour un camping moldave, en classe éco dans un low-cost roumain. Ou l'inverse.
Donc pour faire des économies de l’ordre de 40 francs (soit 6 € par trajet, tu te rends compte ? Pour te donner une idée, à l’époque, à Leuven, ça faisait 10 bières !!) je faisais les allers-retours Leuven-Paris en scotère.
La tactique était simple : se coller, sur l’autoroute, dans le sillage d’un camion, et dès qu’un bahut plus rapide double, toujours se mettre dans l’aspi du plus véloce.
Avantages :
- l’autonomie du scotère passe royalement de 100-110 à 170 km ;
- tu peux apprendre son numéro de plaque minéralogique par cœur (encore que je n’ai toujours pas trouvé d’intérêt pratique à cet aspect) ;
- tu fatigues moins, parce que t’as pas le vent full face.
Inconvénients :
- tu filtres un peu le gazoile avec tes poumons ;
- tu passes tout ton temps a fixer un feu de stop dans l’espoir qu’il ne s’allume jamais ;
- s’il s’allume, c’est freinage d’urgence, le scotère qui te rappelle qu’il n’est pas un modèle de stabilité et la perspective d’avoir un caleçon à changer ;
- à l’arrivée, tu as sur la face un masque noir, comme les Indestructibles, quand tu retires le casque. Je me suis rassuré en me disant que ce film lipidique devait être nourrissant pour la peau, mais Testée l’Audeure a refusé de breveter ma formule.
La météo est mitigée, ce qui, en belge, signifie pas mal du tout. Après tout, le printemps n’est pas loin, hein…
Je pars donc. Rafales de vent. Je me colle derrière un bus.
Ca bouge beaucoup… et il commence à pleuvoir. J’ai froid.
Mais bon, j’ai aucun équipement : je suis en multi-épaisseurs sous une veste en jean, donc c’est normal, voire standard, pour moi, à cette époque.
Je serre les dents. La visière se couvre de buée. J’ai beau l’essuyer, je n’y vois pas grand-chose…
J’ai froid.
Mais soudainement TRES froid. La poutre de Bamako est devenu un Mister Freeze XXXL. Les doigts sont sponsorisés par Miko.
Faut que je m’arrête, absolument.
Un pont.
Stop.
Ouverture du casque malgré tremblements quasi-incontrôlables.
Ca me permet de constater que sur le bas-côté de l’autoroute, tout est blanc. Comme une copie d’examen du brevet des collèges de Steevy Boulet.
Je suis dans une tempête de neige, vêtu d’une veste en peau de jean’s, elle-même recouverte d’une pellicule immaculée, complètement assortie à celle qui orne mes cuisses.
La neige… un premier avril !
Un temps digne d’un mois de février de sa race été 2007 (mais ça, je ne pouvais pas le savoir, j’étais cro petit !)
Il y a de quoi être dégoûté de la laïfe, ce que je fais alors très bien.
Je repars. J’arrive au péage.
Sur le côté, le coffre-fort géant d’Onc’ Picsou le bâtiment où on collecte les fonds. Je me dis qu’ils doivent avoir un distributeur de boissons.
La perspective d’un chocolat chaud me réjouit. J’y vais.
Interphone.
Puis guichet grillagé.
La préposée me dit que oui, il y a un distributeur (je suis prêt à me prostituer) mais que non, le gobelet ne passe pas par le guichet (laisse tomber, t’façons, j'aime pas les banquières).
Toutefois, faut croire que je fais pitié car elle me propose de me faire passer le gobelet si je passe par derrière. En tout bien tout honneur : ou alors il faudrait qu’elle les aime froides, tendances rigor mortis…
Je lui tends de la monnaie pour deux chocolats (3), je fais le tour en passant par la pelouse, le long du bâtiment.
J’entrevois la fin du calvaire car la neige a laissé la place à un blizzard sérieux (t’as déjà vu un blizzard rigolo, toi ?) et à des averses éparses (comme on dit à la météo. Averses éparses, je sais que ça veut dire "pour ma face, juste là où je suis, mais pour les autres, y’aura des éclaircies", maintenant).
Elle entr’ouvre une porte, me fait passer les deux gobelets et m’invite à regagner la face pile du bâtiment, car là où je suis, je ne peux pas rester pour des raisons de sécurité.
Un chocolat dans chaque main, j’enterprends le même chemin, mais en sens inverse.
La pelouse est mouillée, voire boueuse car gorgée de flotte.
C’est sans doute pour ça que j’ai glissé.
Je me retrouve donc avec du chocolat jusque aux coudes -les deux bras- de la boue/merdasse plein le futal, le dos et les chaussures et une envie de hurler ma haine de la vie comme rarement.
Pour te dire, j’ai failli laisser le scotère, là, au péage, et finir en stop.
Puis je me suis ravisé.
Bien m’en a pris, sinon, j’aurais pas profité de la pluie jusqu’à Paris !
Humeur du jour : pas cool. Mais pas Raoul non plus (comprenne qui pourra. Et si quelqu’un peut, qu’il m’explique le sens de cette précision)
Zik : Candi Staton - I’m Just a Prisoner (Of Your Good Lovin’) C’est de la Soul ultra-grouvy qui met la patate !
Conclusion : attention si tu fais l’aspi au Jah Love !
(1) ne va pas croire que je bé-bé-bégaye, j’énonce simplement que je n’en suis qu’aux préliminaires prémices de l’organisation. Tout se mettra en place dès que je serai sur la selle peu à peu et je prononcerai alors la phrase magique "eh, merde ! on verra bien…" "je suis prêt"
(2) le kot, c’est la maison partagée en colocation, en Belgique. Il y avait là des Belges, des Espagnols, des Grecs, des Français, des Italiens… c’était vraiment intéressant. Sache enfin que généralement, tous les 2 kots, on trouve une supérette d’enseigne Codec. Eh ouais, ma poule : tu comptes kot, kot, Codec (facile, mais pour le Benichoo Contest, faut s’entraîner…)
(3) NicMo, dès qu’il peut flamber… il montre qu’il a de l’oseille…
21:40 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : scooter, px 200, mesaventure, aventure, on ze road, nicmo, galere
Bon, ben ça, c'est fait !

Juste un mot écrit petit pour dire que, ENFIN, j'ai répondu aux com' que, par ailleurs, j'avais lus.
Désolé pour le retard.
Votre hôte.
Humeur du jour : scandalisé par ma banque, car je viens d'apprendre qu'ils me prennent 80 euros par an pour une Crate Blue Vasa à la con, même pas à débile différé !!!! Non mais sans blog, ils se croient pour qui ?
Zik : Téléphone - Argent trop cher
Conclusion : je file au distributeur de Jah Love !
19:25 Publié dans En vrac | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : transition douce



