27.01.2008

2007 est morte. En voici la nécro

Précieux lecteur cher à mon cœur, nostalgique lecteuse un peu rêveuse

Comme l'année passée on va avoir un tas d'idée(1), je vais me livrer à la relecture nécro de l'année... ben... euh... passée.
La nature est bien faite : ce n'est pas la même que la dernière fois.

 

Et tu vas voir qu'il y a plein de trucs que tu te les rappelais même pas.

Janvier 2007 : Pierre L'Abbé décède. Pour la Communauté Emmaüs, il faisait partie des meubles. Le seul qui datait du stock de 54 !
Moi, à mon avis, il s'est barré avant de devoir s'occuper des Roumains et des Bulgares (entrés dans l'Europe le 1er) qui nettoient les pare-brises au feu. J'aurais fait pareil : quand t'as mis 50 ans à mettre en place un concurrent à Dorty et Nikea avec des pauvres de chez toi, la perspective de diversifier l'activité en organisant une sorte d'Eléphent Blau, mais avec des gitans… y'a de quoi se décourager.
La disparition de janvier : ben… Pierre l'Abbé.

 

Février : Gourbangouly Berdymoukhammedov est élu président du Turkménistan.
Personne n'en parle sauf les membres des clubs de Scrabble, qui ont la gaule en lisant son nom.

A Cannes se tient le 24ème sommet Afrique-France. Jacques Chirac en dira : "le bruit, ça allait. Mais les odeurs…". On en déduit que pépé est toujours aussi con, juste un peu plus sourd.
La disparition de février : Maurice Papon. Un mec qui savait faire des blagues. Par exemple, la blague du malade qui se lève de son fauteuil dès sa libération. Je crois savoir que c'est Bézu qui la  lui avait apprise.


 

Mars 2007 : les Enfants de Don Quichotte prennent en main la campagne de pub pour les tentes Quel-Chua. Du coup, la loi sur le droit au logement opposable est votée (soit le principe du recours en justice en cas d’impossibilité pour une personne de trouver un toit).
Une réussite.
T'as vu ?
Plus un seul SDF. Rien.
Moralité : quand t'es homme politique, les campeurs, tu t'en balances… ils n'ont même pas TF1, ces gens-là !
La disparition de mars : Lucie Aubrac. Elle n'a pas résisté, pour une fois…




Avril 2007 : 8 ans pile-poil après le massacre de Colombine, un étudiant sud-coréen tue 32 personnes sur le campus de Virginia Tech.
T'y penseras avant de dire à un jeune que la Tektonik, c'est ridicule, hein ?
La disparition d'avril : Mstislav Rostropovitch. Son violoncelle en pleure encore, mais moins bien que quand le Maître était à l'archet.




Mai : pas grand-chose… Ah ! Si ! Berluskozy est élu président de la république.
Laurence Parisot en a les intérieurs tout humides… ce qui ne lui était pas arrivé depuis sa première levée de stock-options.
Place de la Concorde, le nouvel élu lance "je ne vous décevrai pas" avant de laisser la place à Enrico Macias, Mireille Mathieu, Tina Arena, Arthur, Christian Clavier, Gilbert Montagné, Jeane Manson (la grand-mère de Marilyn, jeune Skyblogueur)… effectivement, on n'est pas déçu… Un tel plateau, c'est du meilleur augure !!!

La disparition de mai : l'esprit des lumières et celui de mai 1968.



Juin : élections législatives.
Ma voisine met sa race à Arno Klarsfeld, dit "le sans-papier".
Bordeaux dit oui-mais-non-finalement à Juppé.
En Seine-et-Marne, Didier Julia, élu depuis 1967, et qu'on connaît pour sa brillante intervention dans la libération de Florence Aubenas (et accessoirement pour s'être opposé à l'abolition de la peine de mort en 1981), fait campagne avec le slogan : "Didier Julia : le renouveau". Ce renouveau vaut celui du plateau d'artistes de la Concorde mentionnés ci-dessus, parce que le gars est moins frais qu'un bébé Courjault, quand même.
Ben il est réélu, malgré la présence au second tour d'un autre candidat de droite.

La disparition de juin : le cerveau des électeurs de Seine-et-Marne.



Juillet : Cécilia Berluskozy ne sait vraiment pas quoi faire de son temps libre.
Du coup, quand Nicolas lui demande de passer chez l'épicier arabe lui prendre des yaourts bulgares, elle va chez Kadhafi et ramène un pack de 8.
Dans le couple, elle est celle qui en fait toujours trop, faut croire…

La disparition de juillet : Michel Serrault. Faute de Serraultonine, sans doute.



Août : le décret instaurant la célébration de Guy Môquet paraît au Journal Officiel.
C'est bien.
Mais tant qu'à le récupérer et à le dénaturer, et pour intéresser notre jeunesse, il faudrait traduire sa lettre en langage MST :
"Ch'R P'ti Papa, Je V cre-V, Fe-Z pa lé Kon, bon kouraj. Guitou".
Et l'enseigner sur une chorégraphie Tektonik.
Ben quoi ? C'est la rupture ou bien ?
La disparition d'août : Raymond. Il se barre.



Septembre : le député de sa mère Mariani dépose un amendement au projet de loi sur l'immigration prévoyant les recours aux tests ADN.
Pour être aussi con, faut être génétiquement modifié, je crois. Ou foncièrement de droite.
Heureusement, pour nous détendre, les Iraniens ont envoyé à l'ONU leur Bigard local. Mahmoud Ahmadinejad, selon lequel il n'y a pas d'homosexuels en Iran. S'il le dit…

La disparition de septembre : Pavarotti. Il arrive 122 dB devant le Mime Marceau.



Octobre : on découvre qu'une vingtaine de dirigeants d'EADS, ainsi que Daimler et Lagardère (actionnaires principaux) ont massivement vendu leurs actions AVANT que les difficultés de livraison de l'A380 n'aient été révélées.
Délit d'initiés, ça s'appelle.
Déjà malmené sur le sujet EADS, Arnaud Lagardère avait alors déclaré "je préfère passer pour incompétent que pour malhonnête".
Eh ! Arnaud ! Qui a dit que c'était incompatible ?
En plus, si ça se trouve, c'est génétique… donc ton "frère" Nicolas présente les mêmes caractéristiques. Mmh ?
La disparition d'octobre : Bob Denard. Faudra recruter pour les basses œuvres de la république…

 

Novembre : Chirac -enfin- mis en examen.
Pour des miettes : Les HLM, les valises de fric en liquide, les voyages gratos (mais ça, c'est en passe de devenir une tradition, en fait), l'affaire Schuller-Maréchal… tout a été enterré.
Juste pour la poilade, c'est l'occasion de se souvenir des "tchouf-tchouf-tchouf-tchouf-tchouf-tchouf" que poussaient les députés européens dès que Jacques Toubon prenait la parole.
Un simple rappel de l'hélico affrété fissa en Himalaya pour ramener le procureur de Paris quand son substitut faisait du zèle pendant ses vacances et menaçait Chirac (1996).
La disparition de novembre : Fred Chichin. Il apprend à Béjart ses chorégraphies contorsionnistes.

 

Décembre : Mouammar Kadhafi dresse sa tente à Paris sans demander l'avis des Enfants de Don quichotte (voir mars).
Rama Yade s'insurge, mais pas trop non plus.
Ma théorie, c'est qu'en fait, Kadhafi est venu en France pour libérer Yvan Colonna, condamné (sans plus de preuves que les soignants bulgares) à perpétuité.
Une sorte d'échange de bons procédés. Il a dû se dire qu'en adoptant nos coutumes, on serait plus cool.
La disparition de décembre : Christian Bourgois, l'éditeur de John Fante, ou Salman Rushdie. On ne sait même pas s'il a couché avec un top-modèle… c'est ballot.

 

Voilà.
J'ai estimé qu'il me restait jusqu'au 31 pour le faire. C'est arbitraire, mais c'est moi le patron, ici. Si t'as tout relu, t'as bien du courage.
 

Humeur du jour : je rêve de façon récurrente que je suis en Guadeloupe. Je crois que j'ai envie de vacances.
Zik : tiens, je te fais un cadeau. Pas pour des enceintes de Pécé, le son est trop pourri. Y'a de la basse et de la trompette et de la bonne humeur... c'est par là
Conclusion : pas de disparition de Jah Love en janvier 2008

(1) Défi : sans utiliser Cood'Gueule, qui peut me donner la chanson dans laquelle cette phrase est prononcée ?

 

18.01.2008

Rosalie est en deuil

Précieux lecteur cher à mon cœur, endeuillée lecteuse victime d'une otite séreuse

 

- Carlos est décédé.
- Moi aussi, j'en ai plein… mais on dit "Carlos a des CDs", non ?

- Ta gueule Eve Angeli, je n'ai ni le cœur à rire, ni à faire une leçon de vocabulaire. Je laisse donc la parole à d'autres.

 

La cérémonie est la semaine prochaine ? On va s'attaquer au chantier du coffre tout de suite, hein… y'a du taff !
Valérie Damidot, Modes Travaux & Travaux

Je suis très peiné. Avec qui je vais faire la bombe, moi, maintenant ?
Un homonyme, terroriste

La douleur qui m'étreint m'empêche de parler : c'est tellement  triste de voir Saint-Tropez se dépeupler comme ça… je vais mettre ma Relox noire à 12 barres (que je me suis achetée avec mon nouveau pouvoir d'achat) en signe de deuil.
Et je me ferai tireli-pomper par Carla, ça me changera les idées.
Nicolas S., acteur comique élyséen tendance Aldo Maccione

Moi, je suis plutôt Blur, lui était très nettement Oasis. Pourtant, on s'aimait bien.
Philippe Manœuvre, Rock & Folk

Encore une conséquence des 35 heures.
Laurence Parisot, des fins de Medef-icile

Va falloir que je demande à Tuco de creuser. Plus. (Pour enterrer plus ? ndr)
Blondin, dit Le Bon

J'ai joué avec lui au Real de Madrid. C'était le meilleur tireur de coups francs, Roberto.
Zinedine Zidane, ballonné

Cool va y avoir de la chemise à fleurs sur Hé-bay !!!
Antoine, un gars opticien pour ses amis

Je me souviens qu'il ne regardait jamais où il s'asseyait. J'en ai gardé des séquelles.
Michel Petrucciani, froissé par les mauvaises manières

Savoir qu'il sera bientôt à mes côtés, ça m'électrise !
Claude François, Mr Bricolage

Plus jamais je ne pourrai aller manger à la cantineuh, avec les copains et les copineuhs.
Jean-Pierre Keuf, tremblante du mouton

Moi, je m'en fous, il en reste d'autres tout bronzé. Je me charge de les mettre tout nu !
Clara Morgane, salopette grande ouverte

Il reste de la béchamel ?
NicMo, chroniqueur nécrologique

Humeur du jour : plus jamais l'occasion d'entendre Señor Meteo en live. Ca vous casse le moral, ça, non ?
Zik : rien. Plus rien n'a de saveur, j'te dis !
Conclusion : Jah Love pour toi et… big bisou, hein ?

P(ascal)S(evran) : vais ouvrir une rubrique spéciale pour les nécros, moi, tiens !

25.09.2007

Un bon Marceau de poilade

Précieux lecteur cher à mon coeur, respectée lecteuse aux chaussures affreuses, 

Le père des filles de la femme du président qui envoie son épouse libérer les infirmières moldo-croates ou un truc comme ça dans des pays terroristes au péril de son absence de statut sa vie n'est même pas tiède depuis une petite semaine que paf ! L'on m'apprend sans ménagement que Marcel Marceau est décédé.

Toi, tu t'en fous, lecteur, toi tu t'en moques comme de tes premiers soldes, lecteuse, mais pour le nécrologue-décèdophile que je suis, ça fait travailler plus pour toujours pas un rond.
MJDCJDR…

Marcel a eu une vie bien remplie. D'abord, tout petit, ses parents sourds, muets -et un peu cons aussi-, ne comprenaient jamais rien des récits d'école qu'il leur faisait. C'est pour leur expliquer que le Grand Gégé lui avait encore piqué son goûter que Marcel se mit à leur mimer son désespoir : 

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On constate sur ce document d'époque que Marcel y met tout son cœur.
Le problème, quand tu mimes aussi fort, c'est qu'un sourd, ça lui casse les oreilles !
En outre, son père, sourd, muet, irascible -et un peu con, ça se confirme- interprète ce geste comme une mauvaise imitation d'André Lamy imitant le noir (ou de Sébastien Chabal imitant Nicole Richie, les historiens ne s'accordent pas sur ce point) et le vire de la maison familiale.

Marcel est profondément meurtri de ce sort qui lui colle à la peau, un peu comme la réussite à Berluskozy, mais en vrai (1). Il en conçoit une certaine amertume et un dédoublement de la personnalité.
Quand il est homme, il ne dit rien. Comme un homme, quoi.
Quand il est femme (il se grime beaucoup), il se fait appeler Sophie, réalise un excellentissime gratin de côtes de porc-béchamel à la tunisienne, ce qui n'a aucun intérêt désormais, et parle souvent pour dire n'importe quoi. Comme une meuf, quoi.
La dernière fois où il parle en public est encore dans toutes les mémoires. C'était lors de la remise des prix à Cannes, en 1999.

Pour l'occasion, Marcel/Sophie déclare :
"… et j’voulais vous parler, j’voulais vous parler de… de… de ch…, j’voulais vous parler d’aut’ chose que de cinéma, parce qu’il y a d’aut’ choses d’important que le cinéma et puis, et puis j’ai passé une journée avec des enfants (sifflets) gravement malades et je peux vous dire (sifflets) que le cinéma est une chose qui compte dans le monde, plutôt que de faire la guerre, on fait du cinéma et je vous dis que ça fait rêver les gens, et ça leur donne un… un but, un projet, euh… à court terme et quelque chose qui reste pour toujours, euh…" avant de conclure "Oh, et puis sapristi couille à merde, tiens, je vais épouser Christophe Lambert, on va faire une boum pour l'occasion et, euh… au moins, lui, il sait mimer Cheetah qui vote pour Douste-Blazy, euh… et on va bien se marrer. Salut !"

A compter de ce jour, il jure que sa vie ne sera plus que silence ou expression corporelle.
A tous ceux qui parient qu'on l'entendra encore, Marcel fait la même réponse :

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A l'occasion, je te montrerai comment il mime "dans ton cul"…

Et jusqu'à la fin, il a tenu parole.
Ou au contraire.
Enfin bref, tu comprends, quoi !

Il est resté muet. Comme une carpe. Jour après jour. Une carpe diem, en quelque sorte.

Eh ! Tu sais quoi, Marcel ? En ton hommage, on va faire une minute de bruit.

Humeur du jour : j'en suis venu à déclarer à mon assureur qu'il ne servait vraiment à rien et que "la seule assurance que j'avais avec [eux], c'était celle de leur incompétence !" C'est Assur'online. Si tu espère un remboursement un jour, ou même une quelconque compétence, n'hésite pas à aller chez les autres. Assur'online, c'est vraiment de la merde.
Zik : Baby Shambles - Down In Albion
Conclusion : Jah Love en silence. Shhhhhtttt !

Le top commentaire de la note précédente est attribué à Aurélia (2) pour son :
"J'adore appeler mon prochain "camarade" et aller croquer des merguez ensuite.
(Nan, c'est pas ce que tu crois. Au PC la merguez c'est pas sexuel, c'est culturel limite traditionnel)"
Elle gagne son poids en merguez 2.0 (des merguez qui font WAP, c'est hyper-pratique)

(1) Moi aussi je sens confusément que cette phrase pourrait avoir un sens si seulement les mots employés lui en conféraient un. De sens.
(2) Rien à voir avec le fait qu'elle me prépare une interview aux petits oignons qui déchire sa mère, un truc encore plus funky que la lettre de Guy Môquet, elle a promis.

31.08.2007

La princesse m'écoeure

Précieux lecteur cher à mon cœur, fidèle lecteuse pas adipeuse,

La mort de Lady Di et son lot de reportages/unes des journaux/reprise de la théorie du complot me rappellent que j’avais rédigé une chronique à ce propos, à cette époque, il y a un an, il y a un siècle, il y a une éternité l’an dernier.
Et donc, je cherche dans les archives (c’est là mais je te préviens, c'est long... et je viens de la relire : c'est rigolo, il y a une référence commune... ) et je me rends compte que ça fait un an que je participe de manière significative à améliorer le niveau moyen de la blogosphère par des analyses (dont la froideur et la rigueur n’est pas sans rappeler le cadet des enfants Courjault) et des boutades (je reste bien placé au Benichoo Contest) de qualité supérieure-comme-une-tranche-de-jambon.

Or donc, ceux qui me connaissent savent que je ne souhaite pas fêter les anniversaires, du moins ceux qui me concernent. Ce qui me vaut chaque année l’appel rituel de :
- MonamiPierre : "Je sais que t’aimes pas qu’on te souhaite ton anniversaire, alors je ne te dis pas bon anniversaire, sale bâtard"
- Tilitte : "T’as vu, j’y ai pensé mais j’ai rien dit ! Pour pas qu'il y ait de gaffe, je vais rappeler aux autres de la bande que t’aimes pas ça…"
- ma mère : "bon anniversaire, mon Nico !", mais elle, c’est pas pareil, elle fait pas dans l’humour, c’est une maman donc elle aime son fils.

Revenons un instant à Diana.
Lady Di, Di-Di, comme chantait Khaled dans un hommage qui a eu moins de succès que Candle in your ass the wind, parce que finalement, l’occidental de Grande Bretagne comprend mieux l’anglais que le maghrébin.
Bon. Ma chèfe vient de faire référence au fameux "complot" dont on nous rebat les oreilles dans l’espoir de faire vivre des sociétés de production de reportage, et aussi des journaux de qualité, comme le Nouveau Déteste-Yves, Franche Démence, Ici Pourri... toussa, quoi…

Sans déconner : rouler saoul, c’est mal. Et dangereux.
Rouler vite, c'est mal. Et dangereux.
Rouler vite en ville, c’est encore plus mal. Et encore plus dangereux.
Mater le rétroviseur parce que la star du moment taille une flûte à un immigré sur la banquette arrière, c’est compréhensible, mais c'est mal. Et dangereux.

Un coup à se payer le 13ème pilier du Pont de l’Alma, je te le dis, moi !
Bilan : le gars il est bourré, il a la vitesse de réaction d’une limace qui aurait brouté le jardin de Doc Démago, et il roule à 170 km/h en ville.
Voilà qu’arrive sur sa trajectoire une Fiotte Ouno.
C’est pas une bombe, la Fiotte Ouno. Y’a peu de chances qu’elle soit calée à 2-10, sur la file de gauche, à lui faire des appels de phare pour qu’il se range et qu’elle puisse passer, hein… donc la chiotte Ouno, elle roule tranquille.
Il veut l’éviter et paf ! le chien la princesse !
Ca, c'est la thèse logique.

Examinons maintenant la théorie du complot : les services secrets britanniques ont soudainement pris conscience que Diana pourrait révéler à la presse des éléments sensibles, genre qui mettent en péril la survie de la démocratie au Royaume-Uni, comme, euh…
- les difficultés d'érection matutinale du Prince Charles les jours de la semaine qui se terminent en -day,
- le fait que la reine est ménopausée depuis mars 1956 et non octobre 1957 comme le prétend la bio officielle,
- se faire bourrer le cul par un arabe, c’est ‘hachement mieux que par un anglais, t’façons, Edith Cresson avait raison,
- les soldes chez Harrod’s, c’est quand même un peu du flan, il margent même quand ils vendent le paquet de thé £ 12.0 au lieu de £ 12.7…
- le Big Mec est moins bon au UK qu’à Gstaad
- Mère Thérésa, elle est sympa, mais un petit lépreux, ça schlingue gavé.

Bon, moi, je suis un risque-tout, je te dis la vérité parce que je pense que les Français ont le droit de savoir, mais si on me retrouve mort dans l’incendie de mon Vespa, bloqué dans la boîte à gants, sache que ce sera un attentat du MI6, pas un accident.
N’hésite pas à faire bruire la blogosphère afin que la vérité éclate au grand jour.

Bref : on a fait taire Diana parce qu’elle en savait trop.
Et pour ce faire, on aurait mis James Bond… dans une Fiotte Ouno au lieu de son Aston Martin ???????????

Toi, je sais pas, mais moi, j’y crois moyen-moyen.

Humeur du jour : Yeah ! Baby !
Zik : les Frères-Misère - La débâcle
Conclusion : une blagounette pleine de Jah Love.

When the Police arrived, how did they know that Diana had dandruffs ?
.

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.

They found her head and shoulders on the dashboard!

27.08.2007

Raymond Barre aka Barre-bi (girl)*

*dans cette chronique : du Barre au mètre ! 

Précieux lecteur cher à mon cœur, endeuillée lecteuse aux prières pieuses,

Le "meilleur économiste de France" vient de nous quitter.
C’est Valéry Giscard d’Estaing qui disait ça.
Ou Loana… je ne sais plus, la douleur m’aveugle. C’est lequel des deux qui a niqué dans la piscine, déjà ?
Ah, mééééé oui : Giscard, c’était à Vulvania… c’est pour ça que je les confonds !
Mon cœur saigne et je me dois donc de lui rendre hommage
(à Raymond Barre, pas à Vulvania)

Raymond Barre est mort.

De sa naissance à Saint-Louis-de-la-Réunion à Monaco, où il fit récemment son malaise fatal, Raymond Barre a toujours été un précurseur, tant en politique qu’en économie.

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Quand il revenait à La Réunion, Raymond se laissait aller à
adopter le style local qu'il appréciait depuis son enfance

Chacun connaît la vie de Raymond, mais peu savent exactement ce qu’il a apporté à la France.

Raymond, c’était avant tout une conception moderne de la politique que certains ont injustement qualifiée de "technicienne".
Faux.
Il ne parlait pas en code, Barre.
Raymond était un cador qui n’avait pas besoin de hausser le ton.
Nevers avait sa botte, Barre avait son coup : feindre l’endormissement à l’Assemblée, où il siestait régulièrement siégeait avec assiduité, pour mieux surprendre ses contradicteurs. Ainsi, les plus expérimentés prirent l’habitude de se méfier du Grand Fauve qu’il était. Ils enseignaient même aux nouveaux élus : "Fais gaffe ! Si tu lui déplais, Barre t’abat ! C'est que... Il peut être un vrai barbare, Barre"
(ce qui, avec l’écho de la salle des 4 Colonnes, faisait résonner son nom pendant 17secondes et trembler d’effroi les Radicaux de Gauche).
A l'assemblée, il était chez lui. D'aucuns se demandaient si un jour, il en lâcherait les clefs, Barre.

Mais plus que ces anecdotes, l’histoire retiendra de sa vie son duel -perdu- face à Jacques Chirac, la bonhomie joviale qu’il tenait de son père (Barre-ba Papa, comme il était surnommé à La Réunion), la compétence qui était la sienne et la qualité de ses propos, d’un niveau que seul Barre atteint.

Evidemment, il fut récemment l’objet d’une campagne de dénigrement du lobby juif et cosmopolite, le taxant injustement d’antisémitisme, sous prétexte qu’il avait dit du bien de Papon et de Bruno Gollnich, condamné pour révisionnisme… sous prétexte aussi qu’après l’attentat de la rue Copernic -contre une synagogue- il avait distingué les Juifs des "Français innocents"… c’était oublier un peu vite que la Barre-Mitzva était une tradition familiale et ancestrale chez lui !!! Ha !!!

De toutes les façons, une fois qu'on a eu Raffarin comme premier ministre (Si ! C'est vrai ! Je te jure ! Je l'ai lu dans des journaux de référence comme la Gazette de l'Assemblée, Le Monde et même La Béchamel Poitevine, l'hebdo de la sauce blanche en milieux marécageux), on ne peut que TOUS les regretter. 
Sauf Fillon.
Mais lui,c'est pas pareil, il est seul à croire qu'il occupe une fonction quelconque.

En un mort comme en cent : il nous manquera.
Point Barre.

Humeur du jour : si j'ai encore Potaunier en maths et Berliet en Histoire-Géo, je demande à passer en 5ème B.
Zik : Kool Shen - Le Retour du Babtou (ça fait wemuer le dewièwe !)
Conclusion : Jah Love pour ton cale-Barre (l’accessoire indispensable pour siester tranquille à l’Assemblée)

24.04.2007

A Boris... ques et périls !

Cher lecteur cher à mon cœur, fidèle lecteuse aux mains calleuses,

Boris Eltsine, plus connu sous le nom de DJ Boris, n’est plus.

Les mots me manquent pour exprimer l’émotion qui m’étreint.
La Soirée Disco est toute gâchée.

Le Top Délire Méga Groove est en veilleuse, ce soir.
Miss Camping a mis son string en berne.

Contrairement aux calomnies répandues par les jaloux, souvent réactionnaires, DJ Boris Eltsine n’est pas décédé d’un accident de cirrhose. Certes, il aura, dans son existence, plus lutté pour éviter les surplus de vodka russe que contre l’abus d’éthanol. Mais sa vie aura prouvé à tous les alcooliques qu’en s’acrochant, on peut finir tsar (et puisqu’il est tsar, tu peux éteindre la lumière en partant, et tu reviendras demain, très tsôt si tu veux). (Toi qui es alcoolique et qui me lis, prends-en de la graine. Et prends aussi le jus de cranberries, faut rendre hommage, quand même !)

Cultive toi avec NicMo : sache pour ta gouvernante que "tsar", en ukrainien, est synonyme de "vodka gratuite et vomi essuyé par un autre".
On peut en déduire que 1. L’ukrainien est une langue très synthétique ; 2. il n’y pas de fumée sans feu, oooooh, non, ma bonne dame, et y’a plus de saison non plus (ouais, j’avais pas trop d’idée pour le deuxième point, en vrai…).

Décidément, il faut s’attendre à une baisse importante de la fréquence des mariages en France, et de la fréquentation des bals populaires du 14 juillet : sans Bézu ni DJ Boris, les réjouissances vont sérieusement baisser d’intensité.
Il va falloir trouver de nouveaux repères… ça va pas être facile pour les vieux et je présume que plus d’un aura, suite à ce coup du destin, perdu goût à la vie.

Certains vont attendre avec impatience la prochaine canicule.

Mais revenons à Boris.
Très tôt, il fait rire ses amis de la section Propagande et Gaudriole Matérialiste des Jeunesses Laborieuses de la Troisième Internationale de Sverdlovsk où il est né.

Plus tard, il prend en main l’animation musicales des soirées Salsa Révolutionnaire et Prolétarienne qui ont rendu mythiques les nuits de l’okroug de Novosibirsk.
Il y découvre vite que la nuit est chaude et qu’elle est sauva-age.
Lui qui a toujours privilégié l’underground socialiste, est très affecté par le succès de Début de Goulag (Et tu tapes, tapes, tapes, pour faire la pierre fine et tu te gèles les couilles, comme le veut Staline…).
Il considère que le déshonneur que la profession de DJ doit endosser est trop lourd. Amer, il quitte le monde de la nuit et se consacre désormais à sa nouvelle passion : une étude sociologique globale sur "l’impact de l’absence de distanciation sociale dans le cadre des open-bars".
Une éude de terrain menée avec rigueur, après une préparation sérieuse en laboratoire où il ira non seulement jusqu'à répertorier l'ensemble des cocktails existants, mais également à en développer certains lui-même, comme le vodka-goulasch, qu'il est le seul à pouvoir ingérer.

La légende raconte que c’est en 1982, aux Corona Days de Cancun, qu’il croise Jacques Chirac, lequel lui conseille "avec les frais de bouche que t’as, moi, si j’étais toi, je me mettrais à la politique… tu ferais des économies substantielles. Et si tu t’y mets, soit tu écartes tous les nains mégalomanes et égomaniaques de ton entourage, soit tu fais ligaturer les trompes de ta femme ET de ta fille, sinon, mon vieux, c’est un bordel, après…"

La légende rapporte également que c’est à la vue de Bernadette Chirac qui lui vient naturellement la pierre angulaire de son œuvre musicale : Miss Camping (les borissologues les plus influents s’accordent toutefois pour attribuer la création de cette œuvre à la rencontre de Michèle Alliot-Marie non épilée dans un cours d’aqua-gym. On attend avec impatience que paraissent les nécrologies de notre ministre pour éclaircir ce point).

La suite, on la connaît : il prend la tête du KGB, persuadé qu’il s’agit là des initiales de Kool and Groovy, Babe, une boîte de production.
En 1991, il organise une rave géante devant le parlement russe. Un succès d’estime. Toutefois, la puissance sonore déployée, alliée à la lecture répétée d’un album de Lâam oblige les militaires putschistes -ceux qui en se sont pas suicidés en s'étouffant avec des chipsterski, biscuits apéritifs locaux- à quitter le bâtiment.
Le peuple le considère comme un sauveur et il se trouve propulsé à la tête de la toute récente Fédération de Russie.

Comme tous les apparatchiks, il peut enfin s’acheter une maison de campagne (c’est ce qu’en russe, on appelle le pouvoir datcha) et stabilise enfin sa vie.

Il paraissait éternel.

Hier, la mort est venue avec sa faucille, pour l’occasion. Sympa, elle avait laissé le marteau à la maison !

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En vrac, parce que sinon, ça va faisander :

Lu dans Libération de lundi 23/04/2007.
Témoignage recueilli au siège de l’Affront National. Un militant déçu : "ça me donne envie de partir à l’étranger !"
Ben t’as raison, gars ! Toi qui les supportes pas, va donc vivre chez eux, tu seras mieux ! 

Entrevu à la télévision, ce soir :
Jean Reno sur le plateau d’une émission consacrée… au cerveau et à l’intelligence.
Ce serait pas un peu du foutage de gueule, ça ? Loana était pas libre ?

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"Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu’elle à usés, à ceux qui sont dans la détresse…

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... à ceux qui ont paumé les clefs de leur bagnole,
ceux qui ne retrouvent pas le ticket du pressing,
ceux qui ont oublié le code de leur Carte Visa…

... la France que je veux est une France qui ne laissera tomber personne". 

Humeur du jour : ça pourrait être pire, la droite pourrait sembler majoritaire…
Zik : Bérurier Noir – Porcherie (en 2002, ça me l’avait fait aussi)
Conclusion : Jah Love et…
Za zdarovié!

28.02.2007

Alors ça, c'est le Papon !

La douleur.
La douleur.
Elle fait mal.

Oui, je sais, c’est beau comme du Larousso.
Mais c’est la souffrance qui me fait devenir poète.

Pas le cœur à rire. Non.

Il y a peu, Bézu nous quittait. Tu le saurais si tu avais lu ça

Et là, je rentre d’isolement d’une semaine en Suisse et qu’apprends-je ?
L’ami de Bézu, son compagnon de poilade, son collègue de gaudriole, est lui aussi disparu, terrassé par un voisin portugais la douleur.

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Maurice Pompon lors de la remise de la Légion d’Honneur.
Dans le fond on distingue bien Bernie Chirac à l’époque où ses cheveux n’étaient pas encore en acrylique.

 

Maurice Pompon n’est plus.

Tous les clowns du monde ont le nez rouge en berne.

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Le célèbre animateur Fabrice, les traits déformés par la douleur…

A mon avis, la DGSE n'y est pas pour rien, qui dégomme à tour de bras les humoristes caustiques qui font la pluie et le beau temps sur la vie politique française, aiguillons nécessaires de la démocratie, souvent droits-de-l'hommistes et quasi-toujours de gauche, comme l'étaient Bézu et Maurice.
Tout ça parce que notre droite, plus réactionnaire et intransigeante que toute autre, ne supporte plus les intellectuels de gauche qui constituaient cette confrérie dite de La CLASSE.

Oh, d'aucuns ont reproché à Maurice Pompon un antisémitisme latent... mais alors comment expliquer sa collaboration si fructueuse avec Fabrice, porte-parole symbolique de l'Internationale Juive et Cosmopolite s'il en est. Et il n'en est pas.
(Mais rien n'indique que cette démonstration soit pertinente. Non... la douleur obscurcit ma vision...)

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Johnny, la vision obscurcie aussi.
Mais pas par la douleur. Non.
Par son opticien.

Je le revois encore, dans la réclame pour la SNCF : "Partir en famille ? C'est possible". Un classique.

Je l'entends encore, notre Maurice Pompon, enthousiaste à l'idée d'organiser le premier Paris-Plage, profitant de l'été indien qui baignait doucement Paris et ses manifestants (enfin... surtout Paris), ce mois d'octobre 1961..

Il n'était que dévouement.

Il nous manque déjà.

Humeur du jour : deuil
Zik : Serge Gainsbourg - Requiem pour un con
Conclusion : Jah Love pour tous ceux qui ont La Classe.

10.02.2007

Bézu avait la classe...*

*Et réciproquement

Mon cœur saigne. Je préfère te prévenir, lecteur, on ne va pas rigoler.
Pas aujourd’hui.
Ce ne serait pas décent.
La France a peur mal.

C’est jour de deuil.

NicMo a la rage contre ceux qui se prétendent "journalistes" !!!
Journalistes ?
Ha !!!! Et mon cul, il a la grippe aviaire ???

Ha ! Ca ! Pour nous bassiner pendant des jours quand Valery Giscard d’Estaing Pierre l’Abbé disparaît, ça, ça y va !!! Mais quand nous quitte l’Ab-Bézu, pourtant à l'origine de cette grande initiative de l’hiver 54 en faveur de démunis d’humour, des pauvres de l’esprit…
Pffff, chuis dégoûté !

Un scandale inégalitaire qui montre bien que le principe de parité ne s’applique pas dans notre pays. Insupportable injustice qui aura marqué la vie de l’artiste mais que ce blag va réparer.

Si Bézu incarnait la joie de vivre, c’était avant tout pour masquer ses origines miséreuses.
Fils d’un alcoolique Rmiste de gauche et d’une nymphomane philateliste, cocaïnomane et centriste à ses heures, son prénom fut le fruit non pas d’une longue concertation mais d’un compromis rapide entre ces 2 écorchés de la vie qui allaient être des parents démissionnaires : un père qui a l’habitude de proférer "Quand bézu, zépu soif" et son épouse lui rétorquant "Je me ferais bien bézu, moi, ce soir.

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Le père de Bézu… l’était pas net, le gars…

 

Rapidement à la dérive, ce couple d’exclus, égarés de la précarité,  trouve refuge dans une étable que les bêtes ont abandonnée, à l’exception d’un âne gris et d’un bœuf trop vieux pour être Charalisé.
C’est là, dans cette étable, le 25 décembre au soir, que naît "le p’tit Bézu", celui qui allait devenir l’humoriste miraculeux, et qu’il faut désormais pleurer.

Très vite, à l’école, Bézu sait convertir ses camarades grâce à ses nombreuses histoires de Toto, sa bonne humeur permanente et ses blagues incessantes. (Le fait que sa mère soit amie avec l’ensemble des Papas desdits camarades n’est certainement pas étranger à son succès auprès des petits et des grands, mais il reste aux biographes et autres historiens à se déterminer sur ce fait).

Toujours est-il que, rapidement, il en vient à organiser des concours de blagues rigolotes, de bite-au-cul, chat-bite et autres gages tous plus poilants les uns que les autres. Cette coutume, dite du Bézutage perdure d’ailleurs dans nombre d’établissements prestigieux de notre République en deuil, quoique l’origine en ait injustement été oubliée.

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Le cortège se rendant au cimetière pour un ultime hommage à Bézu

C’est d’ailleurs sans doute cette bonne humeur contagieuse qui engendrera la ritournelle selon laquelle "J’ai pas mangé, j’ai pas bu, mais j’ai bien rigolé, uh-uh-uh, merciiii, petiiiit, Bézu !"

Grandissant peu, Bézu se rend compte que son corps, ou du moins les parties intimes de celui-ci, gardera des proportions enfantines.
Dans la détresse d’une adolescence lourde en souffrances psychologiques, il se réfugie dans la poésie et la littérature, publiant de nombreux recueils sous divers pseudonymes, afin d’éviter une fulgurante ascension dont il craint qu’elle ne s’enchaînât nécessairement avec une chute cruelle.

Toujours sous couvert d’une identité caméléon, on lui doit ainsi :
- Notre Dame de Paris, qu’il publie sous le nom de Victor Hugo,
- Le Père Goliot, sous le pseudo de Gustave Flaubert
- Guère épais (souvent mal orthographié), pour lequel il endosse l’identité de Léon Tolstoï
- Les fleurs du mâle (initialement intitulé Les fleurs du mâle qu’on effeuille, biographie d’un Don Juan), une biographie fantasmée pour celui qui n’a, finalement guère fréquenté que Muriel Montossey)
- On l’appelait Miette qu’il écrit comme un exutoire après sa mammoplastie ratée.

Sa grande pudeur l’empêchant d’éclabousser de son talent brut et diamantaire les médiocres âmes qui l’entouraient, il faudra l’intervention d’un producteur peu scrupuleux pour que paraisse ce qui deviendra un incontournable de la chanson française et de la Musique en général, au même titre que la 9ème symphonie de Beethoven, la Grande Messe en Ut Mineur de Mozart ou Royal Canin d’Ennio Morricone : la Queuleuleu.

Ce titre constituera la pierre angulaire d’une œuvre majeure, celle d’un artiste enfin révélé !!!

C’est comme un violent camouflet à la face de Licence IV et de son ambigu "Viens prendre un p’tit coup à la maison" qui monopolisait jusque là les cérémonies familiales. Désormais, pour les mariages, les baptêmes ou la vasectomie du grand-père incestueux, toute la famille peut entonner cet hymne à la vie que nous offre Bézu.

C’est donc tout naturellement qu’il se retrouve au casting de l’émission de télévision qui fait l’unanimité par la qualité didactique de son propos et sa simplicité populaire, broadcastée dans le monde entier : La Classe.

Bézu y fréquente Fabrice, bien sûr, maître de cérémonie, mais également ceux qui, depuis, ont fait montre de la plus grande constance dans le bon goût et la créativité de haute teneur :
Pompon (baisser de rideau en 2001), Blèze, Muriel Montossey, Pierre Palmade, Lagaf’ ou le gitan de service parce que pas la place pour les caravanes des Gypsy Kings sur le parking du studio grand guitariste El Chato.

C’est cette image que nous garderons en tête, celle du clown joyeux, toujours entouré de ses amis, irradiant de bonheur et de gaieté.

Où que tu sois, on ne t’oubliera jamais.

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Nico. Il craque. L’émotion en apprenant la disparition de Bézu…
Pour une fois, on ne peut nier la spontanéité…

Tchao l'artiste, on te fait de gros bézu.

NicMo

Humeur du jour : mon cœur saigne. Deuil. Perte de repères. Sinon, ce soir, DJ Zebra !!!!!
Zik : Bézu vs. Craddle of Filth - DJ Merdooyage
Conclusion : Jah, Jah, Jah la queuleuleu…

06.01.2007

2006 est morte : en voici la négro

Il faut quand même que je confesse que je ne suis pas mécontent d’avoir tourné la page de 2006.

L’était trop bizarre cette année.

En janvier, Roselyne Bachelet est élue présidente du Chili.
Et en plus, elle est socialiste !
Roselyne Bachelet !
Je mets ça sur le compte d’un retour d’acide du réveillon, et j’attends février avec impatience.

En février, paf ! Epidémie de Chicken Gounya : un moustique mutant tellement gros qu’il mange des poulets.
Il les agrippe quand ils sont en réunion (si je me le rappelle bien).
D’ailleurs, il faut rappeler que le moustique a ceci de commun avec l’être humain que c’est la femelle qui fait chier le peuple.
Le mâle, lui, au lieu de piquer à droite à gauche, il reste avec ses potes à regarder la Champion’s League en finissant les (Noël au balcon) chips au bacon.

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Je préfère prendre mes précautions avec les poulettes.
Chicken Gounya : quand tu te protèges, tu me protèges.

En mars, Milosevic est mort.
Dommage, c’était un de ces hommes qui nous ont appris que "génocide" n’a rien à voir avec une manipulation d’ADN en vue de résoudre le problème des myopathes.
Au nom de l’enrichissement du vocabulaire, je le pleure encore.

En avril, on fête les 80 ans d’Elizabeth II.
Putain, 80 ans !
Et toujours pas foutue de choisir un tailleur correct.
La seule à qui je reconnaisse une telle constance dans l'affligeant, c’est Bernie.
Sauf qu’en plus, Bernie, elle a un coiffeur facétieux qui lui fait une coupe Tchernobyl, dont on a commémoré les 20 ans ce même mois, d'ailleurs.

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Exclusif : Bernie au saut du lit, avant brushing...

En mai c’est "l’affaire Clearstream".
Ou là là !!!
En gros, y’a un gars qu’a inventé un bobard pour faire chier d’autres gars.
Il a menti, quoi. Ni plus, ni moins.
Et on mobilise la moitié des effectifs des tribunaux qui, comme chacun le sait, ne sont pas débordés, et on perquisitionne, et on mobilise des forces de Police…
Va y’avoir du Spooooort, mais moi, j’reste tranquille du monde en prison si on commence à poursuivre les menteurs et les médisants… enfin bon, MJDCJDR…

En juin, Moussab al-Zarqaoui est abattu par les américains.
Ils l'on trouvé où ? Non, pas là, Kir et Fanny.
Dans la ville rebelle de Baaqouba.
Bien sûr : c'est là, qu'
il dansait tous les soirs pour les dockers du port qui ne pensent qu’à boire. On le sait tous.
Pas besoin de la CIA et des Special Forces pour ça, sans déconner.

En juillet, l’équipe de tricheurs d’Italie vole la Coupe du Monde à nos Bleus bien-aimés.
Fidel Castro, qui avait déclaré : "si les ritaux gagnent, je me coupe le Cohiba, hombre !" tient parole. A la suite de quoi il mue et ne peut plus prononcer de discours. Il renonce donc à apparaître en public.
(Il cherche maintenant à se faire appeler Fidel Castra.)

En août, grand pas pour l’émancipation féminine : Natasha Kampusch sort dans la rue.
Elle voulait un truc : voir Pluton dans le ciel. Elle apprend alors que ça sert à rien… Pluton n’est plus une planète.
De déception, elle retourne dans sa cave bouder 8 ans supplémentaires.

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Natasha ouvrant sa fenêtre (allégorie)

En septembre, le pape déclare "Ah, ben les musulmans, c’est rien que des gens qui mangent du couscous en bédotant avant de devenir violents à cause de la musique rap. Moi, j’te l’dis, tout ça, c’est fils de pute et compagnie…"
Qu’on ne s’étonne pas s’ils sont en Coran colère !

En octobre, Bush construit un mur le long de la frontière mexicaine. J’espère qu’ils ont mis des mâchicoulis pour balancer de la poix bouillante…

En novembre, Véronique Courjault regrette de ne pas avoir investi dans un congélateur plus fiable. Son époux n'ira jamais plus chercher un esquimau sans une certaine appréhension.

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Problème de place ? Rangez vos enfants dans un Courjaulateur !

En décembre, un jour à mettre un enfant Courjault dehors -justement-, je vais à ma banque (j’en ai déjà parlé , de ma banque).
C’est le choc : finalement réchauffé par le délai mis par la préposée pour effectuer mes opérations, je retire mon bonnet. La susdite préposée s’interrompt, et, me fixant, me lance :
"Ouaouw !!! Vous êtes drôlement beau sans votre bonnet… Je vous regarde d’un autre œil, là…" avant de prendre à témoin les autres femelles de la queue (non, non, trop facile... pas le genre de la maison).
Même si ça flatte l’ego, je n’ai pas jugé utile de tenter le découvert avec elle.

Espérons qu’en 2007, tout rentre dans l’ordre…

Humeur du jour : chais pas trop...
Zik : Silmarils - Va y'avoir du sport
Conclusion : Jah Love en 2007, beaucoup moins de la branlette !