02.07.2008
Je reviens*
* mais pas tout de suite.
Précieux lecteur cher à mon coeur, frissonnante lecteuse à la nuque chatouilleuse,
Il n'aura pas échappé à ta sagacité que je n'écris pas grand chose en ce moment.
Certes.
J'en conviens.
Je n'ai même pas salué-remercié-encensé les participants au concours de pochettes, mais j'ai honte.
Je le ferai en bonne et due forme.
Ce n'est pas par manque d'inspiration.
Certes non : ma vie est toujours aussi trépidante qu'une réclame pour Kindar Pine-Goui.
Mais voilà : elle est aussi bien occupée en ce moment : pressing, boulangerie, piscine, manucure, expo temporaire au musée de la béchamel... Tu vois la trépidance, là !
Bref.

Je vais rédiger, mais là, tout de Suisse, ça ne rentre pas dans mes journées de 24 heures.
Si vraiment t'es en manque, il suffit de relire mes billets nécrologiques, quelques-uns certains ils sont intemporels.
Humeur du jour : exécrable, car c'est le jour des notes de frais
Zik : Sheryfa Luna, c'est bien? C'est nul ? Ca ressemble à quoi ?
Conclusion : I shot the Sheryf(a), but I did give her the best Jah Love
19:02 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : mettre des tongs à un énarque, tirer une meuf à la fête de carcassonne
08.06.2008
TER (minus)
Précieux lecteur cher à mon cœur, captivante lecteuse de la vallée de Chevreuse,
Dans cette note, du NicMo avec de vrais bouts de Jean-Claude Dusse (période : "c'est mes yeux ou quoi ?") dedans et un début d'explication sur ma phobie des villes villages hameaux grottes trous sordides en Régions.
Et des gros mots.
Grand Con Malade chantait la poésie des voyages en train… ben on n'a pas dû avoir les mêmes !
Rappel : si tu as raté le grandiose épisode du train suisse : clickici
J'avais rendez-vous jeudi matin pour honorer un bassin de ma présence.
Ouais, je fais ça.
J'honore de ma présence certains bassins
Les plus huppés.
Toujours est-il que je devais emprunter la ligne Paris-Bordeaux, descendre à Bordeaux-St-Jean et prendre le ver de TER pour me rendre du côté d'Arcachon.
Sur le bassin, donc.
Ca, c'était le plan.

lui qui a plus d'appétit que Barracuda)
Bon, la partie facile, c'est Paris-Bordeaux. D'une traite en TGV, avec un arrêt à Libourne (33 500).
Mais bon, faudrait vraiment être crétin ch'ti désoeuvré pour descendre à Libourne (33 500).
Ce que je ne suis pas, conviens-en.
Allez vas-y fais pas ta pute conviens, qu'on en finisse !
En te remerciant.
Bref : je descends à Bordeaux et dispose de 4 minutes pour me rendre "Voie A".
La catin de sa génitrice de "voie A", est indiquée en même temps que la voie 1. Et quand j'émerge du tunnel, je note bien que je suis voie 1 (et non voie A, tu suis ?), mais sur la porte de l'espèce de Corail qui stationne là, je crois lire Arcachon.
Donc j'y monte, comme papa sur maman.
Le premier truc qui me surprend, c'est que le train repart vers le nord, traverse la Garonne pour aller rive droite… ce qui laisse augurer d'une trajectoire un peu originale pour faire Bordeaux-Arcachon.
(Mais je me raisonne : dans la mesure où certains passent par Lima pour faire Paris-Pékin… y'a pas de raison)
Je demande à ma voisine si je suis dans le bon train.
Que nenni, ce dernier se rend à Angoulême !
Angoulême, ça commence comme "angoisse". Ca finit comme "je l'aime", mais j'ai pas l'intention de laisser finir : JE VEUX DESCENDRE.
Ca tombe bien, le train s'arrête très peu de temps après à Cenon, où passe le tramway qui me ramènera vers Bordeaux-St-Jean, ha ha ha, ce n'est qu'une péripétie rondement menée me dis-je en descendant du train maudit.
Je dévale les escaliers jusqu'à l'avenue Thiers, mon pécé en bandoulière… le tramway arrive… je me sens tout léger de la solution instantanément trouvée.
Léger, léger… jusdechattedAlliotMarie !!!!
J'ai laissé mes enfants mon casque et mon sac dans le train des bouseux pour Angoulême.
Je remonte les escaliers avec la grâce d'un félin du Poitou comme un furieux (là, c'est beau comme une scène au ralenti dans un film moldave qui narrerait l'histoire d'un poney qui aime faire le bonheur des gens, des ricochets sur un canal et le craquement de la cuiller sur la crème brûlée), je crie "Attendez ! j'ai oublié mes affaires !!" au moment même où le contrôleur va siffler le départ.
Je me glisse avec la vélocité du lézard, dans le ouagon ouvert… Bordeldecouilledeloup Sapristi ! C'est pas le mien !
Je ne sais plus dans quel ouagon j'étais !
Du coup, le contrôleur me fait comprendre que bon, je suis bien gentil, mais il va quand même falloir que son train se mette en route. Y'a des gens qui ont des silex à frotter s'ils veulent manger chaud ce soir, vous comprenez, il faut y aller, maintenant, surtout qu'il y a Nicer the Life qui va commencer.

il est vrai...
J'ai bien pensé à lui rétorquer un bon vieux "Vous ignorez donc que je suis Carla Sarkoni" mais je n'avais pas ma guitare avec moi !
J'aurais pu aussi tenter de me faire passer pour une blogueuse influente, mais d'une part, on ne plaisante pas avec ça, d'autre part, ma robe Moje date de 2006 !
Du coup, je reste -sciemment cette fois- dans un train qui va dans la mauvaise direction.
J'y retrouve mes affaires.
Prochaine halte susceptible de voir un train me ramener vers Bordeaux : je te le vends donne en mille.
Libourne (33 500).
Me voilà donc à Libourne (33 500) avec une heure à tuer. Et une furieuse envie de me faire subir le même sort.
Je me dirige donc vers le buffet pour me faire un jeu vidéo de bagnoles où je me défoulerais en écrasant des vieilles .
Certes. Mais en Région, pour pouvoir te distraire en attendant de rejoindre la civilisation, il faut mettre… des francs (FF) dans la machine !!
Bon ben… je vais jouer avec le passage à niveau, moi... avec un peu de chance, y'aura un bus qui va passer...
Humeur du jour : méfiance… va falloir que j'y retourne… prendrai p'têt' un direct, pour l'occasion, tiens !
Zik : pour les oreilles ET les yeux : Les Chansons d'Amour, de Christophe Honoré. Musique d'Alex Beaupain… Je suis amoureux de Clothilde Hesme autant que de Ludivine Sagnier, je crois. C'est dire !
Conclusion : tu veux devenir PNC-aux-portes ? Je vais créer Jah Love Airlines pour ne plus jamais prendre le train.
La tournée du Patron : j'ai reçu la première contribution au concours de pochette. Elle vient de Djib. Elle est très bonne. A ton tour.
22:49 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : train, sncf, ter, bertrand cantat ne met pas de chaussettes blanches
29.05.2008
Copé - Décalé
Précieux lecteur cher à mon cœur, grandiose lecteuse qui lit Deleuze, qui chante Deleuze, qui vit Deleuze,
Hier soir, nous avons fait un petit apéro républicain®.
C'était printanier, sympathique et nous avons consommé des boissons fermentées à l'éthanol afin d'ajouter à la convivialité ambiante une petite touche de folie débridée.
Celles qui ne sont pas venues pour des raisons assez imparables, genre :
- XXXXXX ne viendra pas. Elle est en pyjama et elle en a marre de la pluie.
- Quelle pluie ? Il ne pleut pas.
- La pluie d'hier.
Celles-là donc, ont eu bien tort, je trouve.
Bref, la petite race que je me suis mise hier m'a permis :
1. d'avoir l'autorisation de GolgoGreg, qui s'était joint à nous, de mettre en ligne sa photo.
Tu pourras donc donner ton avis, exprimer ta joie, prendre RV… Bouge pas, ça vient* ;
2. de constater que le syndrome de Cendrillon existe pour de vrai.
Passé 2 grammes minuit, impossible de monter sur mon monocycle.
Soit la hauteur de selle a été modifiée par enchantement, soit je ne trouvais plus mon équilibre, tel le poney du Poitou qui aurait abusé de raffarinades frelatées et en serait tout étourdi comme un poney du Poitou qui aurait abusé de raffarinades frelatées ;
3. de vérifier que le lendemain de la veille, je me sens bien pendant 5 min : celles où je suis sous la douche froide à faire des bruits de pétoncle asthmatique. Ensuite, j'ai trois neurones embrumés qui m'autorisent seulement une vivacité intellectuelle équivalente à celle de l'intestin grêle de Nadine Morano.
4. de placer, subséquemment au point dont il est question qui précède celui-ci, a fortiori**, la brève qui va suivre et que j'avais notée dans mon carnet-à-idées, un jour où j'avais encore une activité céphalo-rachidienne (et un carnet, de par le fait. Bon. T'emballe pas. Tu vas vite constater que l'activité était quand même pas énorme non plus...)
J'ai appris récemment que Jean-François Copé est fils de proctologue.
On peut donc en conclure que quand il dîne chez son père, ce dernier doit avoir l'impression qu'il a ramené du travail à la maison.
Bon, ben ça… c'est fait.
Enfin, on se quitte sur une bonne nouvelle : on s'est inquiété pour rien. Michel Fourniret a trouvé un copain pour s'occuper de son chat.
Humeur du jour : si le gars qui a inventé le fait de faire caca est AUSSI celui qui a inventé le quotidien l'Equipe, on est obligé d'admettre que la nature est bien faite, quand même !
Zik : entendu dans la rue, devant moi, un type fredonner Butterfly of Light. Merte alors ! Ca va finir par marcher pour de vrai, ç't'affaire !
Conclusion : une rondelle de Jah Love dans ta blanche (la bière, pas la meuf !) ?
*Allez bouge, maintenant, vas-y bouge !!!! Ca vient, ch'te dis !
** c'est le syndrôme du Gardien de la Paix : rapport aux trois neurones actifs, je me mets à parler comme eux.
15:00 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : copé, proctologue, le proctologue et les extra-terrestres, carole bouquet se brosse les dents
14.05.2008
Où NicMo te sert la soupe (part 2)
Précieux lecteur cher à mon cœur, cuisinière lecteuse aux cuisses de skieuse,
Dans mon billet précédent, outre un hommage à la cuisine chinoise de Neuilly et à Claude Sarraute, je t'ai fait comprendre que niveau bouffe, je suis un peu l'Indiana Jones de la Porte Maillot.
Et si tu as plus de neurones que Nadine Morano (attention : moins de neurones que Nadine Morano, tu te retrouves au niveau de l'amibe, intellectuellement parlant*), tu déduis du titre de la note précédente qu'elle doit logiquement être suivie d'une deuxième partie.
Que voici, car la nature est bien faite.
Lieu : la Guadeloupie. Les Abymes, pour être précis.
Contexte : c'est le dernier soir, et nous sommes invités à dîner chez mon pote Tilitte, dont la mère cuisine tellement bien que je lui ai signifié ma volonté de l'épouser après avoir goûté sa confiture de patate douce.
LA confiture qui me ferait renoncer à tout : ma préférence pour le salé, le skateboard, la Vespa, voire la vice-présidence du club des philatélistes méhaigneristes du XIIème arrondissement…
Tout, je te dis.
La mère de Tilitte, non seulement elle est d'une gentillesse incroyable, non seulement elle cuisine comme une sorte de Maïté antillaise, mais en plus, elle partage, elle explique… c'est une chance de la côtoyer.
Pour l'occasion, elle nous avait fait la soupe à congo : un plat traditionnel, espèce de ragougnasse antillaise.
On y trouvait : du crabe, des ignames et patates douces, des boulettes de farine, des épices.
Et de la queue de cochon.
La queue de cochon, en Guadeloupie, il y en a des tonnes dans les supermarchés, c'est vendu par grosses barquettes familiales. C'est aussi vaguement rose que triangle.
Quand c'est cru.
Quand c'est cuit, ça prend une couleur marron qui n'est pas sans rappeler les pantalons du 70's show.
Franchement, autant le plat nous branchait bien, autant on a fait un blocage là-dessus avec Popine Mat'.
Surtout moi.
Mais Popine Mat', elle avait déjà mangé des intestins de chèvre au Kenya, donc elle n'allait pas reculer devant une misérable queue de cochon.
Au bout d'un moment, elle s'est lancée :elle a croqué dedans avec l'entrain qu'a dû connaître Lorena Bobbitt.
C'est en observant sa tête que je me suis dit que ce ne serait pas possible.
J'imagine que le premier homme qui a fait caca a eu la même expression.
Faut dire que normalement, on enlève la peau épaisse et couennue périphérique puis on trie les cartilages qui séparent les petits morceaux de viande.
Mais ça, on l'a déduit après.
Bref : la queue de cochon, ça ne se mâche pas.
C'est un truc, faut aimer sucer pour apprécier.
Et tu sais quoi ?
Manman, au retour, dans la voiture, elle nous a dit :
"La queue de cochon ? Quoi ? J'ai vachement aimé, moi !"
La nature est bien faite, je te dis…
Humeur du jour : à la cool... j'ai pris mon mercredi… suis resté avec les enfants… sommes allés au cinéma
Zik : AC/DC - Back in Black. Les premières images du flim.
Conclusion : Jah Love dans la queue de tous les cochons ! Et pour la mère de Tilitte, aussi.
*Si tel est le cas, je ne te laisse pas tomber, car les amibes de mes amibes…
22:31 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : bla bla de fille, soupe à congo, courjault's cup
13.05.2008
Où NicMo te sert la soupe (part 1)
Précieux lecteur cher à mon cœur, cochonne lecteuse aventureuse,
Il est temps que j'arrête de te délaisser, j'en conviens.
Toutefois, je ne vais pas te raconter mes vacances, car tu n'as pas envie d'en connaître les détails. Je me contenterai donc d'une anecdote, de-ci, de-là, et de quelques illustrations photographiques qui n'auront donc rien à voir avec les mots de dedans le texte.
C'est concept, quoi.
La bouffe, c'est l'occasion de découvrir de nouvelles sensations.
C'est du moins ce que j'inculque à ma descendance.
Mais tu sais que le NicMo n'est pas un hypocrite (si tu ne le sais pas, fais donc comme si), donc je m'applique à respecter cette règle, moi aussi.
Ainsi, le midi, quand je vais au restau chinois, je prends le Potage Pékinois, que j'ai judicieusement rebaptisé la soupe-à-bouts.
J'adore.
J'en consomme à chaque fois.
je zoome un peu...
Si j'écarte l'hypothèse que le Potage Pékinois tient son nom du chien homonyme dont il utiliserait la viande pour lui conférer son goût si particulier, il devient assez amusant d'essayer de deviner ce que je suis en train d'ingurgiter.
La soupabou, c'est d'abord un travail intellectuel pour abandonner l'idée que la soupe est un aliment liquide.
Pour ma part, j'aime à penser que ce qui lie les bouts qui la composent, c'est de la colle à papier-peint.
D'autant que les murs en sont recouverts, donc ils devaient avoir des restes (1).
Mais de la colle à papier-peint noire.
Enfin… brun sombre, quoi : la colle à papier-peint dans laquelle on aurait planté un Papermate qui fuit.
Ou fait tomber le coton démaquillant de Jacques Séguéla.
Bon, ça, c'est la base.
Ensuite, les choses se corsent :
- y'a des bouts… je crois qu'à une époque, ils ont dû être vendus sous le label de "champignons noirs" mais si j'en accole deux, l'un contre l'autre, dans le bol, je vois parfaitement ce que voit le gynécologue de Claude Sarraute à chacune de ses visites (2) ;
- y'a d'autres bouts… qui sont, je crois, de la viande.
C'est filandreux, blanc et mou et ça a autant de saveur qu'une explication détaillée du concept d'avoir fiscal par Jean-Marc Sylvestre ;
- y'en a encore d'autres… je me demande encore s'il faut les classer dans le règne animal, végétal ou minéral.
C'est coloré et plus ou moins croquant.
Y'en a des verts et des jaunes, ça a la taille de mini-M&M's qui seraient allés faire un stage chez Erno Rubik. Marrant.
Mais alors… aucune idée de ce que c'est ! Non que je sois frappé d'acédie (3), mais les lignes qui suivent vont faire office d'explication ;
- Enfin, il y a ceux que j'ai identifiés : des taches rouges, infimes, dans la colle à papier-peint.
Ceux qu'il est impossible de trier, ceux-là sont les plus goûtus.
C'est grâce à ceux-là que l'après-midi, dans le ventre, ça fait comme si Rose Mc Gohan venait refaire son lap dance de Planet Terror rien que pour moi, par surprise, dans mon bureau.
(Pour nos amis des Régions qui n'ont pas vu le flim en question : j'ai l'intestin qui fait la broyeuse à végétaux. Ca, ça parle plus aux péquenots gens du pays).
Ca chauffe, ça tourneboule… l'impression d'avoir 4G de pression dedans le NicMo.
Bref, c'est pas pour les chochottes.
Tu comprends donc que je ne suis pas un flippé de la bouffe.
Y'a aussi de l'eau douce à 28°C, chauffée par la soufrière...
Fin de la première partie.
(Je tease où je veux, car je suis chez moi : par la suite, tu verras ce qui a eu raison de ma témérité culinaire.
Et un hommage mérité sera rendu à Popine Mat' pour son inconscience courage)
(Sauf si je décide de traiter un autre sujet)
Humeur du jour : mal partout. Ai voulu essayer un skate de slalom ce week-end : ai essayé le bitume dessous, en fait. L'était plus dur que moi.
Zik : J'apprends que les B52's font une tournée... je me tâte, j'ai peur d'être déçu.
Conclusion : Jah Love gluant, avec des bouts dedans.
(1) Il faut savoir que le Chinois ne jette rien, sauf ses petites filles et ses déchets toxiques dans les rivières, et aussi un peu les principes fondamentaux des Droits de l'Homme. Mais comme dès qu'on le vexe sur le sujet, on lui envoie Rastaffarin en personne pour fumer le beuze de la paix et l'assurer qu'on déconnaît, qu'on ne pensait pas vraiment le mal qu'on a dit et que l'important, dans les JO, c'est que ouine ze yes nide ze no tou ouine euguène ze no… il aurait tort de s'arrêter.
(2) Si tu trouves cette vision répugnante, sache que je t'ai épargné la précision suivante : comme le tout nage dans une matière visqueuse et brillante… c'est plus précisément la Sarraute qui irait voir son gynéco le lendemain d'une partouze bien arrosée… tu vois… (tout bien considéré, je ne t'épargne pas tant que ça…)
(3) L'acédie, jeune skyblogger, n'est pas ce qui se met sous la lettre "c", c'est tout simplement la perte du goût. Tu devrais le savoir !
Acédie => pas de goût => prêt pour la tektonik.
01:31 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : soupe à congo, doigt dans le nez, mireille matthieu nue
16.04.2008
Pendre un enfant par la main
Précieux lecteur cher à mon cœur, fidèle lecteuse aux entrailles poreuses,
Une note où l'on va voir que les filles, c'est pas comme les gars, mais un peu quand même.
Et je ne parle pas anatomie, je sombrerais trop facilement dans le vulgaire.
Or ici, tu en conviendras, c'est un blog qui a de la tenue.
Non, je parle appréhension d'une situation inattendue et pseudo-humoristique : les gars et les filles ne réagissent pas de la même façon.
Tu vas voir de quel côté l'hypocrisie se situe…
Protagonistes : NicMo, étudiant à l'époque, et son colocataire, étudiant également.
Contexte : de retour d'une soirée 4 grammes réunion de définition de projet professionnel, ou un truc semblable… un rassemblement d'étudiants où tu vas pour vérifier s'il n'y pas de nouveaux nichons dans les parages, quoi… bref, de retour de cette session de travail intense où on s'était drôlement bien méfié de cette salope de déshydratation, on trouve dans une poubelle jouxtant celle où on habitait, un poupon.
Pas un vrai qu'on se serait amusé à brûler avec une cigarette pour voir si ça le faisait hurler plus fort que de le mettre assis sur une plaque chauffante.
Non.
Un faux.
Mais très bien fait.
Pas une Barbie, un nouveau-né assez réaliste, quoiqu'asexué.
On s'en est rendu compte le lendemain, sur les coups de 14 heures du matin, dans les brumes alcoolisées des réveil nauséeux rappelant à l'impudent estomac que l'acidité du jus d'orange est une agression qui irradie jusque dans la boîte cranienne, et éteignez-moi ce soleil s'il vous plaît, non mais c'est vrai, depuis quand il fait plein jour à 14 heures ?
Mobilisant l'ensemble de nos neurones disponibles (à nous deux, ça devait faire l'équivalent de la puissance de réflexion de Sébastien, le mari de Cindy Sander, qui remplirait la grille de Sudoku de Pom' d'Api, peu ou prou), nous décidons de ne pas gaspiller ce poupon, par respect pour l'aspect réaliste sus-évoqué.
Voilà.
"Respect".
Tel est le crédo choisi.
Du coup, on a commencé par le baptiser.
Benjamin, ça nous plaisait bien, comme prénom. Et puis en plus, ça s'abbrévie en "Benji", ce qui était cohérent avec sa destination.
Oui, parce qu'au départ, on avait hésité à le coller sur notre mur à expression, aussi dit mur-à-conneries, entre
- La banderolle "L'humour, c'est pas toujours drôle, surtout quand ça fait pas rire",
- La banderolle "L'amour est à la vinaigrette ce que le trombone est au porte-avions",
- le soutien-gorge de la voisine, toussa…
Mais non. R.E.S.P.E.C.T. comme l'a dit Aretha Franklin, qui était, elle aussi, la mère d'un Benjamin.
Ouais, je suis un crack en histoire et géographie.
Bref : pour mettre en valeur notre Benjamin/Benji, nous cherchons, cherchons, nous cherchons* et de désespoir, nous levons les yeux au ciel.
Révélation : le plafond du salon, outre la moulure néo-mochasse prétentieuse et vulgaire, est orné d'un crochet.
Et c'est avec un plaisir équivalent à celui que connaîtrait Jean-Pierre Pernaut à l'idée d'hépatectomiser, sans anesthésie, un contrôleur fiscal, que nous y disposons Benji.
Presqu'autant que notre cerveau !
C'est donc comme ça que pendant 6 mois, il a trôné dans notre salon, au grand étonnement des néo-invités.
Et c'est là que je reviens à ma remarque initiale :
- les gars, ça les faisait poiler. (Plutôt ce genre de solutions que de recevoir un appel inopiné pour la fête des pères, faut croire) ;
- les filles, elles, poussaient des cris plus ou moins indignés.
JUSQU'A CE QUE…
JUSQU'A L'ELEMENT QUI METTAIT TOUT LE MONDE D'ACCORD : quand on précisait que ce n'était pas une corde, mais un élastique.
Et donc, quiconque mettait une gifle sur la tête de Benji imprimait à celui-ci un mouvement latéral ET vertical fait d'allers-retours bondissants et aléatoires pour le plus grand plaisir des unes et des autres.
Tu vois ?
2 conclusions s'imposent donc au terme de cette expérience :
1. Les filles, c'est rien que de hypocrites ;
2. Un enfant, ça apporte toujours de la joie. Même un faux.
Humeur du jour : impatience… Nadine m'attend ! et il est tant de vivre notre amour au grand jour, sans plus nous cacher.
Zik : le bruit du cocotier sous l'alizé. J-1
Conclusion : Jah Love élastique, c'est plus rigolo
* On a cherché, hein ? T'as vu ?
15:59 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : rachida dati aime le riz thaï, benjamin, benji, enfant pendu, chaton bouillu
07.04.2008
Le marathonien est un con
Précieux lecteur cher à mon cœur, admirée lecteuse à la bouche baveuse,
Il y a quelques temps, MonamiPierre m'a proposé de courir avec lui le marathon de Paris.
Mais je vois tout plein d'objections pour me livrer à ce genre de choses.
Le marathonien est mal organisé.
Sans déconner, un mec normal, qui doit être dimanche, en fin de matinée, en bas de l'avenue Foch, il prend ses précautions : il part de chez lui tranquille, avec un peu d'avance, pour pouvoir s'acheter le hors-série "Tibet" de Bavure Hebdo, le magazine de la Police Nationale du Sichuan, et aussi un petit paquet de chips, au cas où il subirait les affres de l'hypoglycémie de 11:00.
Le marathonien, lui, non : il se gratte les couilles devant Présence Protestante, en baillant à en faire pâlir d'envie un parlementaire centriste, gérant les suites de la cuite qu'il a prise le samedi soir avec ses potes et tout à coup, il réalise qu'il est à la bourre pour son rendez-vous.
Là, il s'habille en panique :
- qui avec un pauvre short en satin et des chaussures de running qui traînent devant le canapé, entre deux cartons de pizzas ;
- qui avec sa tenue de Tour Eiffel qu'il réserve, normalement, pour les grandes occasions (Cindy Sander à Baltard, anniversaire-surprise de Nicolas Berluskozy annoncé dans Pôris-Moche, ultime concert de Claude Barzotti dans la salle des fêtes Julie Piétri de Libourne… les trucs importants, quoi !)
- et pour ceux qui n'ont plus rien de propre à se mettre : leur costume confectionné spécialement pour la soirée à thème "ASPTT Niort"… remarque, celui-là, ils croyaient qu'ils ne le remettraient jamais !
Bref, n'importe quoi qui tombe sous la main.
Le marathonien a trop regardé Pétain Express.
Un peu comme les gars de Pétain Express qui passent par l'Amérique du Sud pour aller en Chine, le marathonien ne fait pas preuve du meilleur sens de l'orientation.
Non seulement il est à la bourre, mais en plus, il n'a pas étudié le plan pour savoir où il devait aller.
Du coup, il part de l'ouest de Paris, il trace comme un gros con vers l'est (il traverse donc TOUT PARIS), se fait une boucle dans le bois de Vincennes (il m'est avis qu'il en profite alors pour aller se soulager d'un biffeton de 20 euros chez La-Lucienne-qui-dit-oui, faudrait être sot pour ne pas en profiter, en plus, son estafette est maintenant équipée d'un chauffage d'appoint, ça fait qu'elle a reçu sa deuxième étoile NN) pour revenir dans l'ouest, à… quoi ? 800 mètres de son point de départ ? 900 mètres ?
Ca fait quand même 41,3 km de détour.
A pieds.
Le marathonien est un jean-foutre sexiste.
Tout le long de ce chemin de croix, le marathonien boit dans de petites bouteilles d'eau qui lui sont fournies par des crétins naturophobes âmes attendries devant ces rougeauds égarés et suants.
Conséquence : non seulement son parcours est jonché de cadavres de bouteilles, (alors que je rappelle qu'à Paris, il y a une poubelle tous les 30 mètres environ, c'est pas comme en Régions où il faut aller à la décharge qui est au bout du village, là où vivent les communistes et tous ceux qui mangent des hérissons vivants)
De plus, il en résulte pour le marathonien une envie d'uriner somme toute assez prévisible.
Et donc, on voit s'épancher partout dans Paris des gars qui pissent comme je pleure sur les femmes pas tellement fidèles qui se la donnent sur les arbres, les murs, les trottoirs… c'est Le Salon de la Bite qui Prend l'Air.
Les meufs, elles, sont bien obligées de prendre conscience de leur infériorité, ces souillons qui feraient mieux de s'épanouir devant les rôtissoires verticales des téléboutiques, plutôt que de tenter de faire du sport.
En plus, c'est conçu pour révolutionner leur vie.
Le marathonien est ridicule.
En plus, à la fin, c'est comme dans Arnold et Willy : c'est toujours un noir qui gagne.
Humeur du jour : perturbé par la neige. Avec leur politique de rigueur, ils rognent sur tout, même sur le printemps ! Faut dire que le printemps, c'est un truc de gauchiste…
Zik : Imbécile, d'Olivier Libaux (Philippe Katerine, Héléna Noguerra, Barbara Carlotti et JP Nataf…)
Conclusion : bientôt un Jah Lovethon. Ca te dit ?
Rappel : comme j'ai tout plein de nouveaux-venus, je fais de la retape pour mon groupe de Facebook, où je propose de remplacer "Liberté Egalité Fraternité" par "Casse-toi Pauvre Con" sur le fronton des mairies. Tiens, si tu veux adhérer, c'est par là.
Edit du 08/04 LA SPECIALE DEDICACE-RESPECT DU JOUR à Alban, MonamiPierre et Eric, qui ont parcouru la distance en 3h36'.
On dit merci qui ?
Merci le pot belge !
21:57 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : kim basinger en baskets, marathon de paris, marathonien est un con, vive le tibet breton, carpaccio de herisson
01.04.2008
C'qu'on est bien dans son bain
Précieux lecteur cher à mon cœur, bottée lecteuse aux lectures licencieuses,
Ca fait quelques temps que tu ressens comme un malaise… un mal-être, même, que tu as du mal à exprimer, et qui te gâche la vie.
Tu as même perdu l’envie de regarder ta collection de cassettes de Confessions Intimes.
Alors voilà : NicMo va t’aider à retrouver la santé, le succès, un teint de jeune fille et surtout, un niveau de performance au sudoku que tu n’as plus eu depuis ta demi-finale du Championnat d’Europe, perdue à Oslo en 2005 contre un moldavo-polonais dont le nom ne sera pas écorché céans.
Le tout, sans grever ton pouvoir d’achat.
Je sens que tu brûles d’impatience, et je dirais que ça tombe bien, car nous allons aborder une question que tu négliges trop -tu en conviendras- : ta régulation thermique péri-anale.
Tu conviens ?
Merci.
On peut continuer.
Dans la nature naturelle et sauvage, tous les animaux sont munis de fourrure : l’ours polaire, la marmotte, le chaton cro meugnon, la girafe, le pangolin, le joueur du XV de France ou même le poisson rouge
(attends, le poisson rouge s’épile en cachette, Marion Cotillard, à qui on ne la fait pas, t’expliquerait ça mieux que moi. C'est juste qu'on te l'a caché jusque là, c'est tout...).
Et donc, hormis la fourrure, qu’ont en commun ces animaux ?
Le découpage de la susdite fourrure : elle s’arrête autour de l’anu’.
D’aucuns, mal informés ou dénigrant l’époustouflante intelligence des lois naturelles te diront que c’est juste pour éviter les tarzanelli*.
Tu le sais, la prolepse, c’est mon truc. A ceux-là je réponds donc que c’est simpliste.
Si le grizzly, le lévrier afghan, la belette ou le député centriste*** possèdent cette caractéristique, c’est avant tout parce qu’il est important de conserver son anu’ au frais !
Et pour ce faire, une pratique s’impose : LE BAIN DERIVATIF.
Je te fais la version courte : "La pratique du Bain Dérivatif consiste à rafraîchir, avec de l'eau, la partie la plus basse des deux plis de l'aine au niveau de l'entrejambe, de chaque côté chez l'homme comme chez la femme. Pour cela, on prend un morceau d'étoffe (un gant de toilette en tissu éponge ou une éponge conviennent) que l'on fait glisser en "douceur'" après l'avoir trempé dans de l'eau fraîche, en un geste continu de va-et-vient entre l'eau fraîche et la zone à rafraîchir qui part de chaque côté du pubis et descend au niveau de l'anus". (pour lire tout le reste : clickici, c’est ma source).
Ainsi, toutes les méchantes substances qui sont dans ton corps (particules de Nutella, les radicaux libres, les neurones inutiles… toussa) vont dériver vers la zone qu’elles n’auraient jamais dû quitter : l’intestin.
Prenons un exemple au hasard : le jeune en blue-jeans slim qui danse la tektonik parce qu’il est mal dans sa peau. Rien à voir avec la drogue qu’il fume avec ses potes plutôt qu’aller au cours de LV2 de Frau Blucker.
Non, c’est juste sa zone péri-anale qui n’est pas correctement rafraîchie.
Si tu glisses une poche de gel thermique (refroidi) dans le blue-jeans, le jeune redevient assidu en cours.
Attention : pendant le BD, il faut que les pieds, les mains, soient au chaud. Seule la zone périnéale doit être au frais (ce qui est constitue une excellente nouvelle pour Drenka : que voilà une bonne occasion de ressortir les Moon Boot, n’est-il pas ?)
Attention encore : si tu possède un bidet : la fesse ne doit pas être mouillée. C’est vrai, quoi, mouiller la fesse revient à faire un bain pas assez dérivatif du tout. Autant dire que ce serait gâché.
Et n’abuse pas ! Pas plus de deux fois 30 min par jour. Ensuite, tu verras, ce sera merveilleux de libérer ainsi ton ki (énergie vitale).
Attention enfin : le site nous apprend que de petits boutons peuvent apparaître. Ce n’est pas grave, car : "vous ne serez pas défiguré pour autant".
Euh… défiguré ?
Pour trois boutons au derche ?
Tu me prends pour une tête de cul, ou bien ?
Et comme mieux vaut un petit discours qu’une longue démonstration sur M6 Boutique, voici donc les témoignages :
"J’étais tout constipé. Un ami m’a conseillé le bain dérivatif. Depuis, je n’ai plus aucun problème pour expulser"
Brice Hortefeux, Ministre sanguin.
"J’avais trop de style, trop de gestuelle, trop d’énergie vitale. Depuis que je prends des bains dérivatifs, on ne me met plus de bâtons dans les jambes… je ne suis plus comme engoncée dans mon cocon"
Cindy Sander, papillon de lumière
"Avant, j’avais des problèmes d’acné. Depuis que je pratique les bains dérivatifs, c’est formidable, tout est rentré dans l’ordre"
Chantal Sébire, pratiquante depuis 2002.
"Ca faisait des mois que tout le monde se moquait de chacun de mes tirs, et que ça m’énervait. Depuis que je pratique les bains dérivatifs, je ne marque toujours pas un but, mais je m’en fous"
Djibril Cissé, footballeur professionnel rigolo comme tout
Alors ?
Merci qui ?
Mmmh ?
Humeur du jour : marre d'avoir 3 heures d'autonomie. J'aimerais bien récupérer, quand même.
Zik : depuis hier soir, Sébastien Thellier en boucle. Un vrai coup de foudre.
Conclusion : Jah Love autour de ton anu', ça fait frais, c'est rigolo.
*littéralement, en italien**, "petits tarzans" : désigne les petites particules de matière fécale qui se balancent au bout des poils quand l’homme pense, lui, avoir tout balancé, justement.
Exemple : "Si tu reviens, j’annule tout je ne laisserai plus aucune autre que toi s’occuper de mes tarzanelli" (sexto anonyme mais néanmoins instructif : en cas de bras trop courts, une assistance est nécessaire pour une hygiène irréprochable. Rallonger au moins un des bras au moyen d’une montre bracelet lestée et de fort diamètre est une solution mais aussi un signe qui ne trompe pas.)(Maintenant, je serais curieux de savoir ce que Nicolas Princen, notre ami à tous, va faire d’une telle information qui n’aurait jamais due être divulguée sur l’Internet électronique…)
** L’italien est une langue formidable, n’est-ce pas ? Avoir un mot pour ça, moi, je trouve ça épatant.
*** pour le député centriste, l’action mécanique de tous ceux qui leur lêchent le cul est également à prendre en compte.
13:42 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : bains dérivatifs, manger des frites, dans pomme de terre il y a pomme, manger 5 types de mayo par jour
18.03.2008
Autant de classe que de beurre au cul
Précieux lecteur cher à mon cœur, éduquée lecteuse pas chipoteuse,
Remarque liminaire : aucun Baptman n'a été blessé lors de la réalisation des faits relatés ici.
T'as déjà été à un mariage ?
Moi aussi.
Mais ce qui nous différencie peut-être, c'est le comportement adopté en la circonstance.
Soit Baptman, un pote qui m'honore en me demandant d'être son témoin.
J'accepte, tu penses.
Déjà, à la mairie, j'ai eu la surprise de découvrir que son état civil était croquignolet :
- 2ème prénom : René
- 3ème prénom : Gérard
- 4ème prénom : Robert
Pour m'assurer qu'on parlait bien de la même personne, j'ai demandé au maire de bien vouloir décliner une deuxième fois l'identité complète du marié, histoire d'être certain que je ne témoignais pas pour un hymen impliquant un tiers que je ne connaitrais ni d'Eve, ni d'(Ad)Angéli !Par la suite, je l'ai appelé par son état civil complet toute la soirée, parce que souvent quelquefois, je sais être relou.
En tant que témoin, j'ai dû faire un discours. Un truc improvisé dans la bagnole entre l'église et le lieu du dîner.
Pour me déstresser, j'ai picolé un peu à l'apéro. Quelques coupes.
Ca marchait bien.
Arrivé à table, la pression est un peu revenue. Mais tel un chaton béchamélophile* je connaissais le moyen de mettre fin à mon tourment.
Comme le vin était bon, j'ai picolé un peu plus.
J'ai fait mon discours, pas sur le mode très sérieux.
Ensuite, j'ai été obligé de porter un toast.
Et puis y'a eu la soirée. Moi j'ai grové du body comme si David Gaté était aux platines et nous avait passé l'intégrale de Cindy Sander.
Posséder la piste, c'est bien joli, mais crois-moi, ça dessaoule déshydrate !
Il a bien fallu boire un peu...
Détail qui a son importance, j'ai déconné avec le cousin du marié, qui est une grande gueule sympa avec qui, dès qu'on se voit, je me mets en concurrence sur le mode de la provocation.
Et mon entourage te dirait que c'est surprenant jusqu'où on peut reculer les limites du mauvais goût.
Que nous assumons parfaitement l'un et l'autre.
Enfin… jusqu'à un certain point.
Que nous dépassons alors…
Toujours est-il qu'au moment de vomir rentrer cuver, je me suis rendu compte que je n'avais pas signé le Livre d'Or du mariage.
Une belle pièce d'artisanat gainée de cuir, dorée sur tranche, sur les pages de laquelle les invités avaient laissé
- des "vœux de bonheur" divers, mais à la pelle : meilleurs, tous nos, qui durent, pour les mariés et leurs proches etc.
- moult remerciements pour une soirée : magnifique, très belle, sympa, magique, mémorable etc.
- des éblouissements devant : la mariée, la soirée, la table, l'organisation sans faille, la finesse des mets servis**…
Bref, que des platitudes convenues !
Moi, à 5 heures du mat, j'avais certes des frissons, mais aussi une alcoolémie dont le taux équivalait à la masse de l'encéphale de Paris Hilton : 4 grammes***.
Mais bon, homme de devoir avant tout, je signe le livre d'or en pestant contre ces lieux communs et rejoins mes camarades dans l'automobile.
Le lendemain, gestion de migraine subite farniente au bord de la piscine... et le soir, RV dans un petit restau avec toute la bande de potes.
Au moment de pénétrer dans le restaurant, le marié me dit, dans un sourire : "au fait, NicMo, merci pour le mot dans le livre d'or".
"Euh… pardon ? Je ne vois pas de quoi tu p…"
Et là, dans un flash, m'apparaît une page sur laquelle la calligraphie, quoique tremblotante m'est très (trop) familière.
"Soirée pourrie, bouffe à chier, ambiance de merde. JE VOUS ENCULE TOUS. NicMo"
Sur le coup, j'étais honteux comme un chaton !
Bon, beeeeennnn… je crois que je vais me faire un petit remontant, moi…
Humeur du jour : j'ai fait faire les t-shirts commandés. RV demain au Lèche-Vin pour l'apéro.
Zik : La Danse des Connards et tous ces trucs là, quoi...
Conclusion : Jah Love pour tous les nouveaux mariés !
*celui qui la comprend, celle-là...
**alors que la béchamel était absente de la pièce montée !!!! Y'avait vraiment que des fayots !
*** c'est une image, hein : 4 grammes, tu l'auras rectifié de toi-même, c'est le poids des encéphales de Paris Hilton ET Nicole Richie. Bien entendu.
Edit de mercredi matin : t'as voté pour le Festival de Romans ?
- catégorie "Blog de vie", je t'invite à apporter ta voix à "Une Vie de Morue"
- catégorie "Bande Dessinée", je t'invite à apporter ta voix à "Les Toujours Ouvrables"
SI TU NE LE FAIS PAS, A LA PROCHAINE ELECTION, JE VOTE A DROITE ! EPICETOUT !
Pour éviter ce drame, c'est par là
20:37 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : trop boire à un mariage, signer et oublier, béchamel et jeu à xiii
12.02.2008
Clap de fin
Précieux lecteur cher à mon cœur, compatissante lecteuse qui fait sa pleureuse,
Je sais : ça fait longtemps. Mais je pense que tu vas comprendre.
J'ai besoin de toi :
Tu connais quelqu'un qui peut déclamer des pages et des pages de Racine, sans se vautrer comme une grosse daube ?
Phèdre, Andromaque, Britannicus… ? (voire Athalie ? ... je te laisse faire le rapport !)
Cette personne est-elle également capable de réciter des dizaines et des dizaines de fables de La Fontaine ?
Même celles qu'on ne connaît pas, comme... euh... "Le nain qui se voyait roi" ?
Et cette même personne, saurait-elle proposer une écoute aussi disponible et aimante que les réponses apportées sont sensées ?
Se peut-il encore que cet être, non seulement "adopte" un enfant, mais s'en occupe tellement bien que quand il lui propose de rencontrer son père biologique, il s'entend répondre : "je n'en ai pas besoin, j'ai déjà un papa" ?
Même si tu connais une telle personne, j'ai bien peur que celui ou celle que tu me présentes ne sache jamais :
- m'accueillir au son de "Tiens, v'là mon NicMo" avec la tonalité idoine ;
- me faire découvrir le Loupiac et profiter de chacune de mes arrivées pour partager un (petit ?) apéro ;
- me porter sur ses épaules jusqu'en haut de la dune du Pyla ;
- me parler en flamand-de-France, ce qui est facile quand on est né à Bourbourg (59) mais aussi en créole, ce qui est moins facile, quand on est né à Bourbourg (59) ;
- être un exemple infaillible de droiture et d'honnêteté ;
- râler contre les instit's autant que contre les curés ("Les bondieuseries, c'est tout couillonnade !") ;
- m'apprendre que les frites et la bière, c'est bon avec du pâté ;
- me raconter la seule vraie tôle de sa vie : une cuite tellement magistrale qu'il/elle ne se souvient de rien de la nuit du 09 au 10 mai 1945 ;
- me donner à penser qu'aussi longtemps que je m'en souvienne, je n'ai AUCUN mauvais souvenir ni même appréhension à l'idée de le/la voir. Au contraire ;
-rire très souvent de mes choix et activités ("c'est vraiment une idée à toi, ça, NicMo") ;
- aimer les marches militaires (oui, bon, ça… je suis prêt à transiger...) et le défilé du 14 juillet, pour une raison qui échappe à tout le monde ;
- supporter ma grand-mère pendant 60 ans de mariage ;
- avoir découpé à la scie son cheval à bascule en bois pour "jouer au boucher"…
-… et être un Humaniste toute sa vie.
Voilà.
C'est pour ça que je tenais à Bon-Papa.
Il y a deux semaines, on l'a emmené à l'hôpital où on l'a mis dans un sommeil forcé : son cœur se plaignait visiblement de ses 84 ans d'existence.
J'ai sauté dans un train et je suis allé lui dire au revoir.
Je le savais inconscient mais il fallait quand même que je lui dise à quel point j'ai été gâté par la vie d'avoir un grand-père de cette qualité.
A l'hôpital, j'ai vu arriver une petite vieille toute ratatinée qui s'est blottie dans mes bras.
J'aurais préféré ne jamais savoir que Bonne-Maman fait un bruit de ventilateur qui démarre quand elle pleure.
Une plainte toute en retenue, dans un souffle qui s'excuse de s'exprimer.
Elle m'a serré, serré, comme si l'énergie qu'elle y mettait pouvait dissiper la douleur de le voir étendu et inerte. S'en est suivi un étrange ballet : elle a fait la fourmi.
Elle faisait le tour de Bon-Papa, à petit pas vifs, en le caressant, en lui parlant tout doucement, en le caressant encore, en regardant toutes les sondes qui bardaient ce corps, contre lequel elle a si souvent dormi et qu'on lui a ôté, le caressant de nouveau, interrogeant l'infirmière… sans écouter les réponses, insupportables dans le fond, même si la forme était infiniment douce et aimable…
Je suis rentré à Paris en me disant que j'allais sans doute devoir revenir rapidement à Toulouse…
Il est mort lundi dernier, quatre jours après mon ultime visite.
Mardi, je me suis réveillé avec le dos bloqué. Tellement mal que je pouvais à peine respirer.
Comme un petit vieux.
Il y en beaucoup dont je me moque, mais y'en a quand même un ou deux auxquels je tiens vraiment.

Bon-Papa, c'est celui de gauche, hein.
A droite, c'est Maritxu. Pffffft, faut tout te dire, hein…
Humeur du jour : même si la veille de l'enterrement, je lançais à mes camarades de travail "Demain ? Ah, ben non ! Demain, je ne peux pas, je rempote Pépé !"... ben au fond, j'en menais pas large.
Zik : une marche militaire. Du Brel. Un peu d'Offenbach...
Conclusion : si j'ai du Jah Love, c'est aussi grâce à lui.
(Exceptionnellement, je ferme les commentaires)
10:25 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bon-papa, bonne-maman, mort, nécrologie, hommage, grand-père, lambrisser l'intérieur d'un psychopathe



