06.05.2008
J'awive, j'awive...
Précieux lecteur cher à mon cœur, déproitaillée lecteuse aux humeurs vaporeuses,
J'arrive, j'arrive... c'est juste que j'avais pris le rythme de là-bas... et que du coup, depuis mon retour, je croule sous le taff.
Donc même si j'ai mauvaise conscience de te délaisser, ben j'arrive pas à trouver le temps...
Faut voir que ces 15 jours ont quand même été (et je pèse mes mots) har-ras-sants !(y'en a 30cm 200 gr. en trop, je vous les mets quand même ?)
Tu vois un peu le chantier !
Sans déconner : 30°C tous les jours et 27°C la nuit !
Ca fatigue.
Ben ouais.
Tu crois quoi, toi ?
Que l'homme noir est plus lent que l'homme blanc ?
Que nenni.
Il s'est adapté au milieu naturel. Darwin, toussa.
Et au whum.
Mais là, je me casse. Je reviens vite pour la suite, avec des drôleries et tout. Là, je viens juste de terminer mes devoirs, j'ai pas d'humour.
23:14 Publié dans Holidays, celebrate ! | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : antilles, vacances, snorkling
25.03.2007
Week-end de mauvais goût
Comme un goût d’hommage déguisé ce week-end :
Le football est souvent perçu comme un spectacle pour bièrophile chipsophage, généralement de type viril, ventripotent et grégaire.
Que nenni !!
Les faits apportent un cinglant démenti à cette vision partiale autant qu'erronée (comme dit Céline Fion) : hier soir, les joueurs de l’équipe de France de défaite aux tirs au but football ont, indirectement, rendu un hommage sans équivoque à toutes ces mères de famille, ces sœurs et ces compagnes qu’on égorge régulièrement en chanson, et qui subissent comme un calvaire les retransmissions télévisées qu’elles qualifieraient, si on leur laissait la parole -Dieu nous en préserve !- d’inintéressantes.
Qu’elles en profitent : quand notre nain mégalomane et hystérique -mais tranquille, cool- nous aura pondu son ministère des Valeurs Nationales, nul doute que le visionnage des matches de football de l’équipe de France sera une obligation, tout comme celle d’en analyser les performances le lundi au bureau. Judicieusement, je suggère donc à notre fasciste en herbe futur président la création d’un secrétariat d’Etat à la Dévotion Sportive Nationale. Ce serait raccord avec le reste du programme.
A défaut, ceux qui, à l’instar du Président Chirac le 12 juillet 1998, se contenteraient de les yahourter seraient envoyés en redressement à Clairefontaine. Pour les détails, voyez Eric R*oult"
Toujours est-il donc qu’hier soir, donc, en écho à notre récente Journée de la Femelle (8 mars), nos sémillants lessentielcélétroipointologues et autres lessentielcélecollectifologistes, se sont rendus en Ukraine, dans la ville-lumière de…
Kaunas.
HA ! Si c’est pas un hommage à la femme, ça, c’est quoi, hein ?
Comme un goût de foutage de gueule dans les rayons du supermarché :
Initialement, le législateur devait mettre à l’amende les industriels de l’agro-alimentaire qui nous incitent à rivaliser de surpoids avec des sumos.
Louable.
Sauf qu’entre-temps, le lobby agro-alimentaire a expliqué avec force didactique que ce ne serait pas opportun, parce qu’héritage socialiste, 35 heures, retard dans la livraison des PSP (Programme de Surpoids des Populations)… bref, mieux valait mettre une pauvre inscription passe-partout, genre "mange pas trop salé, ni trop sucré, ni trop gras" plutôt que "n’achète pas ma merdasse au glutamate de synthèse polysaturé, fais-toi donc de la vraie nourriture".
(Par ailleurs, je tenterai -une fois n'est pas costume- une digression pour te faire remarquer que pour certains, pas trop gras, c’est quand tu supprimes la crème fraîche avec le confit de canard. C’est dire la latitude quant à l’interprétation de cette notion. Fin de la digression. Un peu de saindoux avec tes frites ? Moi aussi j'adore ça !)
Toujours est-il donc que samedi, je suis au rayon "compotes" pour mes Grumeaux, et en bon pater familias (ouais, je parle latin : pater is est quem nuptiae demonstrant et tout ça… ça me fait pas peur, c’est mon filias, ma bataillas) je mate toutes le étiquettes pour prendre celles qui sont les moins enrichies en sucre.
Constat : tout est désormais moins calorique, les valeurs énergétiques étant toutes comprises entre 73 et 76 kcal aux 100 g.
Ben alors ?
Kisséki va nous faire nos obèses français certes, mais american look-alike ? Hein ? Qui ?
Je te rassure : quand il s’agit de notre santé, l’industriel ne laisse rien au hasard. Donc certes, il baisse les calories aux 100 g.
Certes.
Mais alors-alors-alors… il invente la
MAXI-GOURDE (non pas un croisement de Nadine Morano et Loana, mais simplement un contenant 2 fois plus gros).
Pas con, hein ?
Ainsi, au lieu de 90 g. x 87 kcal (0.9 x 87 = 78.3 kcal), tu ingurgites/fournis à ton Kevin : 200 g x 74 kcal (2 x 74 = 148 kcal).
Même Bertrand Renard en a des frissons dans sa queue (quand toutefois il la décroche du rétroviseur de la voiture), tellement c’est beau !
Comme un goût d’à-peu-près dans Le Parisien :
D’abord, je remets les pendules à leur place © : je ne suis pas lecteur du Parisien. Mais à la caisse du Carrouf’ y’a rien d’autre alors plutôt que de me faire ièche à rien faire, je… me fais ièche à… zieuter le Parisien.
En ces circonstances (attente et inaction forcées), j’apprécie particulièrement la qualité de la plume, l’audace des analyses, la profondeur des raisonnements… j’apprends toujours des trucs en le lisant !
Par exemple, samedi, j’ai appris que, désireux d’oublier toutes ces dangereuses psychopathes directrices d’école qui entravent le bon fonctionnement de l’administration française (tu sais, cette administration qui envoie les véhicules qui font "Pa-pon, Pa-pon, Pa-pon"), notre ministre des expulsions s’est rendu dans les départements d’Outre-Mer.
Sous sa photographie, on pouvait lire : "Fort-de-France, Guadeloupe".
Moi, ce qui me surprend, c’est pas que Grincheux aille écouter l’intégrale de Zouk Machine sous un cocotier.
Non, ce qui m’étonne vraiment, c’est qu’on a déménagé Fort-de-France de Martinique en Guadeloupe et qu’aucun journal ne l’a mentionné, sauf le Parisien qui, faisant fi de l’omerta, nous livre à tous une leçon de courage et de journalimse total© qui fait sa gloire.
OU ALORS -mais j’ose à peine évoquer cette hypothèse tellement son absurdité va te sembler évidente- ou alors pour le Parisien, tout ça, c’est noirs-et-compagnie…
Humeur du jour : fatigué par une zouille fort sympathique hier soir, même si j’y suis allé en bicyclette et revenu avec mes pieds. Et mon W.E. a manqué d'un petit je-ne-sais-quoi qui m'a un peu frustré...Zik : DJ Zebra - Joey Starr Wars
Conclusion : avec maître NicMo, retour de Jah Love GARANTI dans les 24 heures, dons héréditaires depuis 4 générations, formation des plus prestigieux mages noirs (africains, antillais, parisiens du XXème arrondissement… ‘fin des noirpiots, quoi…)
22:55 Publié dans Laïfe is laïfe | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : nicmo, chronique, humour, election, presidentielle, antilles, gourde
03.12.2006
Humour noir, sexe et conduite automobile
Je n’ai pas fait mystère de mes origines antillaises. Bon, pour être tout à fait franc, je n’ai jamais vécu là-bas.
Toutefois, j’ai une certaine culture du pays.
Ou de l’instinct…
Par exemple, j’adore le ragoût de Touloulous, que je déguste en me caressant le boudin devant un clip de Zouk Machine, parce que c’est plus fort que moi.
Et je danse (parce que le rythme est dans ma peau), dès qu’une personne dans mon environnement tape sur des bambous. Ca n’arrive pas tous les jours non plus, les tapeurs de bambous étant, finalement, assez peu nombreux dans la ligne 1 du métropolitain parisien.
Les bambous eux-même étant assez rares dans le bassin parisien (pas de bambou ici, ni de bambou là - boom boom tsssssssssssssing), le Noir a inventé le gangsta rap, mais c’est une autre histoire.
Cette culture antillaise est également composée d’histoires qui sont assez pittoresques.
Par exemple, à Pointe-à-Pitre, il y a encore… deux générations seulement, les gens mouraient. Ben oui, les noirs meurent de temps en temps.
D’après une étude très poussée du MIT (Massachussets Institute Of Technology), le décès survient généralement vers la fin de la vie.
Et là-bas, dans les îles où on s’appelle tous Dieudonné ou Désiré (on était tous les deux, Désiréééé, à voir nos chemins se rencontrer…), quand quelqu’un meurt, ben… on le met en terre.
Attends, j'ai pas dit que t'allais apprendre des trucs, hein...
Il faut aussi savoir, avant d’aller plus loin, ce qu’est la conduite automobile guadeloupéenne.
Comme toutes les manières de conduire insulaires, elle est… disons… particulière...
T’as un peu l’impression que les gars, ils ont acheté "La Bagnole pour les Nuls", qu’ils ont lu les deux premiers chapitres (ceux où on parle de l’accélération).
Puis ils se sont découragé dès que le livre aborde la pose de chaînes pour franchir les cols en montagne.
La lecture du bouquin leur a semblé désormais inutile.
Et ensuite, ils ont dû acheter "Sébastien Loeb Pour les Nuls"…
Bref, prendre une petite route, en Guadeloupe, ça revient à tester
- tes réflexes,
- tes nerfs,
- l’étanchéité de tes sphincters,
- la solidité de la carrosserie,
- ou enfin la qualité des services hospitaliers.
Sinon, t'es mort, saoul, inconscient ou les trois.
Contrairement à l’Européen de base, qui y va à moitié de berzingue, l’Antillais, lui, fonce à toute berzingue.
Tu peux y aller, chercher dans tous les coins, soulever les rochers, les noix de cocos et traquer sous la tôle du toit des cases, tu ne trouveras pas une seule berzingue !!!
Je m’en fais fort.
En gros, en bagnole, si ça passe pas à droite, ça passe à gauche.
Et si ça passe pas à gauche, ça passera dessus, dessous, avec tout le jus dedans, comme au restaurant.
C’est là que les deux pans de l’histoire peuvent se rejoindre : à cette époque (l’époque où les noirs commençaient à découvrir les chaussures, les montres Lipp et la faconde rigolote d’Alain Poher), l’établissement des pompes funèbres de Pointe-à-Pitre était tenu par la famille Rodocant (nom modifié afin de conserver l'anonymat du croque-mort).
Devise de la maison :
"Avec Rodocant, mourez content"
Pas avare de poilade en tout genre avec son coulis de bonne humeur, M. Rodocant, le taulier, avait saisi dès l’époque l’intérêt marketing des produits dérivés.
Oui, oui.
Il distribuait donc de charmants porte-clefs, tout simples : des cercueils miniatures.
Au dos, on pouvait y lire :
"Rodocant, vous attend au tournant"
Humour noir…
Et le sexe ?
Ben si t’es sage, je te raconterai la perte de la virginité du NicMo avec une femelle de la tribu Rodocant. Pas la plus effarouchée, je dois dire…
Mais ça, c’est seulement si t’es sage…
Humeur du jour : sorry pour t'avoir laissé tomber si longtemps, mais j'avais piscine
Zik : You Say Party, We Say Die! - Stockholm Syndrom part1 et Stockholm Syndrom part2
Conclusion : Jah Love pouw tout' moune
14:20 Publié dans Grincements de dents | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : antilles, voiture, chronique, humour, nicmo, poilade, noir



